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Musiques Singulières

    Pour les amateurs de dépaysement, de découvertes. Formats longs bienvenus : prendre le temps de la musique !
    Index des musiciens à votre disposition dans la Catégorie du même nom.
Créé le 20 février 2007, ce blog prolonge une émission sur Radio Primitive, Reims, la plupart des lundis de 22 à 23 heures. 
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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 15:30
  En janvier 2009 sortira le nouvel album d'Antony and the Johnsons, The Crying light. Another world, un cinq titres qui vient de paraître, nous fait patienter. Après le succès de I'm a bird now en 2005, le groupe revient en pleine forme, rôdé par de multiples collaborations, avec Björk ou Leonard Cohen par exemple. Le premier titre est d'une suave pureté pour chanter le désir d'un autre monde : le groupe en glissades lointaines, la voix pleine, sinueuse et ambigüe d'Anthony, et le piano tranquille. Le temps est comme suspendu, en état de grâce. Crackagen est plus mélodieux, très aérien dans sa brièveté, avec ses cordes vaporeuses. Rien de sirupeux pourtant, tant le chant est émouvant, évident. Le titre suivant, Shake that devil, est une superbe échappée entre incantation et negro-spiritual. Sing for me, qui pourrait être une bluette, est un petit miracle de musique de chambre sobre et délicate. Le cinq titres se conclut avec Hope mountain, récit d'une attente nous renvoyant aux rêves du premier titre : gravité frémissante, entre chuchotements et trompettes épiques. Il nous reste à attendre ...devant la photographie de la pochette, un portrait en noir et blanc de Kazuo Ohno, figure emblématique de la danse butô, elle-même devant la photographie d'une autre icône, Sarah Bernhardt : magnifique double hommage d'un homme qui se rêve femme à deux grandes artistes. Ce cliché de Pierre-Olivier Deschamps, pris au théâtre du Châtelet, date de 1984. Déplions la pochette glacée : d'autres portraits, sous la forme de fragments de visages et corps peints de rouge et de noir, poursuivent un jeu de masque sans fin : " I am safe here / dancing my brokenness / I know my joy / I step into myself and become a shadow."
   J'en connais qui ricanent dès qu'on évoque Antony, voyant en lui une sorte de Klaos Nomi de la scène new-yorkaise et sous-entendant un mauvais goût de pacotille. C'est oublier qu'il est entouré d'excellents musiciens. Je n'en citerai aujourd'hui que deux.  Maxim Moston, violoniste et arrangeur d'une partie des cordes, fait partie du groupe SLOW SIX (cf. mes articles du 5 et du 20 octobre 2007). Julia Kent, la violoncelliste des Johnsons, joue dans de nombreux groupes et développe une carrière personnelle passionnante, je vous en reparlerai.
Pour aller plus loin :
- écouter Julia Kent.
- écouter Maxim Moston. C'est aussi superbe que Slow Six !!
Et une video de Julia Kent en solo à Düsseldorf le 16 septembre 2007 :

Programme de l'émission du dimanche 16 novembre 2008
Idem : Wake up wake up (piste 8, 3' 20)
                The mermaid song (p.9, 4' 10), extraits de The Sixth Aspiration Museum Overview (Discograph, 2008)
John Luther Adams : Dark waves (p.1, 12' 30)
                                                  Qilyuan (p.3, 15' 38), extraits de Red Arc/Blue veil (Cold Blue music, 2007)
                                                  Letter P (p.5, 5' 34)
                                                  Measure 537 (p.6, 8' 40)
                                                  Letter X (p.7, 5' 37)
                                                  Measure 759 (p.8, 8' 40)
                                                  Letter Ff (p.9, 6' ), extraits de For Lou Harrison (New World Records, 2008)

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commentaires

Marie 13/03/2009 02:16

Moui moui moui. Il n'empêche que je me demande si Anthony et ses Johnsons ne sont pas quelque peu surestimés. Non pas que leurs albums soient mauvais, c'est n'est pas le cas. Mais bon, en ce qui me concerne, je ne trouve pas ça révolutionnaire... Et ça ne me prends pas particulièrement aux tripes...