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Musiques Singulières

    Pour les amateurs de dépaysement, de découvertes. Formats longs bienvenus : prendre le temps de la musique !
    Index des musiciens à votre disposition dans la Catégorie du même nom.
Créé le 20 février 2007, ce blog prolonge une émission sur Radio Primitive, Reims, la plupart des lundis de 22 à 23 heures. 
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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 22:55
   Michael Byron, né en 1953, écrit pour le piano depuis plus de trente ans, appartient à ce qu'on peut appeler la seconde génération des Minimalistes de la Côte Ouest, très marquée par la CalArts (California Institute of the Arts) fondée à Burbanks en 1970 grâce à l'argent de la famille Disney (authentique !). C'est dans cette école originale qu'il suit des cours consacrés à John Cage sous la direction de ses deux mentors, James Tenney et Richard Teitelbaum. A Los Angeles, il rencontre David Garland, Lou Harrison, Robert Ashley. Après un séjour à Toronto, il se fixe à New-York au milieu des années soixante-dix, joue dans les clubs des musiques de sa composition avec des amis : hardcore, punk, noise. Il collabore à divers projets avec La Monte Young, se tient un peu à l'écart des courants en vue, s'engageant dans une voie indépendante, comme nombre de compositeurs expérimentaux. Aussi reste-t-il peu connu encore, malgré une production importante, constituée essentiellement de musique instrumentale dans laquelle on trouve, à côté des oeuvres pour piano, aussi bien une pièce pour shakuhachi qu'un rondo pour un orchestre d'instruments occidentaux et orientaux.
   Dreamers of pearl est en trois parties, chacune avoisinant les vingt minutes, sur le schéma rapide-lent-rapide. Si les titres sont presque outrageusement lyriques (Enchanting the stars / A Bird Revealing the Unknown to the Sky / It is the Night and Dawn of Constellations Irradiated ), les pièces elles-mêmes sont dénuées de toute référence sentimentale, narrative. Il s'agit de piano pur, étincelant. La musique procéde par des sortes de balbutiements réitérés et perpétuellement variés, sur des rythmiques asymétriques. L'ensemble est virtuose, non pour déployer des phrases mélodiques, mais pour reconstruire le dialogue incessant entre les deux voix, les deux couches pianistiques. On pense au jazz, sans l'abandon : musique tenue, rigoureuse, mouvante et insaisissable, qui nous prend dans son maillage têtu. Au bout, sans doute, il y a la perle, coagulation de rêves toujours recommencés. Une musique exigeante, qui ne supporte pas l'écoute distraite. Il faut plonger, épouser le mouvement pour ramener cette perle...
 En écoute, un extrait d'une compilation parue en 1984 !! Je n'ai rien trouvé d'autre pour vous présenter cette musique étonnante :
 

Programme de l'émission du dimanche 14 décembre 2008
My Brightest diamond : To Pluto's moon /.../ Like a sieve (pistes 7 à 10, 18' 30), extraits de a thousand shark's teeth (Ashmatic Kitty records, 2008)
Raspoutina : 1816, the year without a summer (p.1, 4' 23)
                               O Bring back the egg unbroken (p.7, 3' 55)
                               A Retinue of Moons / The infidel is me (p.11, 7' 05), extraits de O Perilous World (Filthy Bonnet, 2007)
Julia Kent : Gardormoen / Idlewild (p.2-4, 7' 25)
                            Barajas (p. 7, 4' 16), extrait de Delay (Important records, 2007)
John Luther Adams : Red arc / blue veil (p.4, 12' 35), extrait de red arc / blue veil (Cold blue music, 2007)
Michael Byron : Enchanting the stars (p.1, 17' 58), extrait de Dreamers of pearl (New World records, 2008)
    

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commentaires

lerouge 20/01/2009 18:30

C'est mon monde... Je n'ai certes pas cette virtuosité comme tu l'as si bien (re)définie. Pas de bol, je vais revenir.