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Musiques Singulières

    Pour les amateurs de dépaysement, de découvertes. Formats longs bienvenus : prendre le temps de la musique !
    Index des musiciens à votre disposition dans la Catégorie du même nom.
Créé le 20 février 2007, ce blog prolonge une émission sur Radio Primitive, Reims, la plupart des lundis de 22 à 23 heures. 
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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 18:00
Quatrième opus de Tim Hecker, canadien originaire de Vancouver, dorénavant installé à Montréal, Harmony in ultraviolet est une expérience de plongée dans un univers abyssal, où bruits, dissonances, drones (notes basses tenues créant des résonances) et mélodies s'enchevêtrent pour tisser des nappes sonores sombres, oniriques, un étrange concert de voix englouties, disparues, à l'image de la pochette. On pourrait songer aux premiers albums de Tangerine Dream, avant qu'ils ne servent la soupe planante, Zeit ou Atem, ces joyaux toujours sidérants. Il faut imaginer cette musique sous les voûtes embrumées d'une cathédrale inexistante, baignée par les eaux glauques du Léthé.





Paru en 1990, cet album du compositeur américain Ingram Marshall, l'un des pionniers de la musique électronique (et l'une des grandes références de l'émission), n'a rien perdu de son élégiaque et intemporelle beauté. Three penitential visions, à l'origine une oeuvre radiophonique, est en partie le fruit d' une collaboration avec le photographe américano-norvégien Jim Bengston, fasciné par l'ancien monastère cistercien désaffecté de Eberbach, en Allemagne. Les deux premières parties de ces "visions pénitentielles" utilisent presque uniquement la technique des boucles enregistrées sur multi-pistes à partir du saxophone interprété par le photographe lui-même dans l'église abbatiale du monastère, sans électronique. La troisième partie, "Fugitive vision", recourt par contre à des claviers qui associent piano acoustique et synthétiseur analogique. Comme toujours chez Marshall, aucune rupture entre les deux : l'électronique n'est pas une fin en soi, elle se fond dans le matériau acoustique qu'elle magnifie. Le prolongement naturel de cet opus, qui contient aussi les bouleversantes "Hidden voices", est l'album Alcatraz, qui tente de faire ressurgir l'atmosphère de la célèbre prison insulaire californienne, avec des photographies du même artiste.
Tim Hecker : Stags, aircraft, kings & secretaries (piste 2, 4' 31)
                         Palimpsest (p.3, 0' 36)
                         Chimeras (p.4, 3' 13)
                         Dungeoneering (p.5, 5' 25), extraits de Harmony in ultraviolet(Kranky, fin 2006)
Ingram Marshall : Eberbach II (p.2, 5' 44)
                             Fugitive vision (p.3, 8' 45), extraits de Three penitential visions/Hidden voices(Elektra Nonesuch, 1990)
Pas de photographies disponibles de l'abbaye d'Eberbach par Jim Bengston, mais en voici une que j'aime beaucoup, prise dans la baie de San Fransisco en 1983.


















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