Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Musiques Singulières

    Pour les amateurs de dépaysement, de découvertes. Formats longs bienvenus : prendre le temps de la musique !
    Index des musiciens à votre disposition dans la Catégorie du même nom.
Créé le 20 février 2007, ce blog prolonge une émission sur Radio Primitive, Reims, la plupart des lundis de 22 à 23 heures. 
N.B Format de votre fenêtre presque carré pour voir le haut des colonnes !

Recherche

Publicités imposées !

Chers visiteurs,

  Désolé pour l'invasion publicitaire, consternante : je la déplore et j'en souffre autant voire plus que vous. En attendant une alternative (pas facile), je vous conseille, si vous naviguez avec Firefox, d'installer une extension anti-pub.

20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 19:55
julia wolfe photo1 COPYRIGHT 2009 PETER SERLING   « Avec chaque pièce, j'ai essayé de plonger dans un paysage psychédélique, à la fois multicouches, fracturé, extatique, silencieux, énergique, cacophonique et direct. » dit la compositrice de son dernier opus. Co-fondatrice et co-directrice artistique du Bang On A Can Festival, Julia Wolfe ne se manifeste pas souvent sur disque, le dernier remontant à 2003. Raison de plus pour frapper très fort. Après des quatuors étonnants, voici des "Musiques pour multiples", comme l'indique le sous-titre programmatique de l'album. "Dark full ride" propose quatre équipées autour de quatre instruments. La cornemuse est multipliée par 9 avec "Lad", extraordinaire odyssée qui ravirait Naïal, ce duo français déjà chroniqué dans ces pages : l'instrument se prête à des jeux répétitifs sur fond de bourdon. La batterie par 4 dans le titre éponyme, qui m'inquiétait beaucoup a prioriJulia Wolfe Dark Full ride. Passé la première écoute déroutante, je dois avouer que le morceau est une réussite, Julia réussissant à créer de véritables envolées. On oublie la sécheresse de la frappe pour se concentrer sur la structure, le dynamisme : la première partie joue seulement des cymbales, tandis que la seconde fait dialoguer celles-ci avec les caisses, le résultat est fascinant... et musical ! "my lips from speaking" est une relecture déstructurée d'un standard du rhythm & blues pour 6 pianos : pièce énergique, puissamment syncopée, pleine de grondements et de silences imprévus, avec des allures de piano mécanique à la Conlon Nancarrow par moment. C'est tout simplement ébouriffant. Le parcours se termine avec "Stronghold" pour 8 contrebasses, où l'intrication des textures est d'une complexité redoutable et belle, avec des dérapages veloutés, des frémissements et des échappées magmatiques. La fin très sombre est un hymne à la lumière noire d'un hiératisme farouche. L'un des grands disques de ce début de siècle, pour amateurs de sensations fortes et de libres expérimentations.
Pour aller plus loin
- la page du label Cantaloupe, avec un MP3 disponible.
- le titre éponyme interprété par des membres de l'ensemble Talujon Percussion :

Programme de l'émission du dimanche 13 décembre 2009
Nancy Elizabeth : Divining / The Act / Ruins (pistes 5-9-10, 12' 40), extraits de Wrought iron (the Leaf Label, 2009)
Danton EEprom : The Feminine Man / Unmistakabebly yours (p.7-8, 10' 05), extraits de Yes is more InFiné, 2009)
John Luther Adams : The Place we began (p.4, 8' 15), extrait de the place we began (Cold Blue Music, 2009)
Evangelista : Tremble dragonfly / Iris didn't spell (p.2-5, 13' 30), extraits de Prince of truth (Constellation, 2009)
William Duckworth : Préludes 8 à 14 (p.8 à 14, 19' ), extraits de The Time Curve Preludes (Lovely Music, 1990) Au piano : Bruce Neely
The Unthanks :
Because he was a bonny Lad / Sad February (p.1-2, 7' 15), extraits de Here's the tender coming (The Leaf Label, 2009)

Partager cet article

commentaires

Boeb'is 29/01/2010 22:32


Toujours aussi agréablement perdu quand je parcours ton blog!


Dionys 30/01/2010 23:45


Merci. Je retiens "agréablement". J'espère que "perdu" n'est pas trop éprouvant. Sais-tu que ton blog donne le vertige ? Tant à écouter, comment avoir assez d'oreilles pour cette infinie diversité
?