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Musiques Singulières

    Pour les amateurs de dépaysement, de découvertes. Formats longs bienvenus : prendre le temps de la musique !
    Index des musiciens à votre disposition dans la Catégorie du même nom.
Créé le 20 février 2007, ce blog prolonge une émission sur Radio Primitive, Reims, la plupart des lundis de 22 à 23 heures. 
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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 15:36

  Poppy-Ackroyd-Escapement.jpeg Connue pour sa participation au Hidden Orchestra, collectif électro ambiant teinté de jazz, où elle tient les claviers, Poppy Ackrod est une jeune musicienne originaire de Londres qui a reçu une éducation musicale « classique » et appris le piano et le violon.

    Escapement est son premier album solo, enregistré au Durton Studio de Nils Frahm à Berlin. Uniquement à partir d’un piano et d’un violon, et en utilisant de multiples pistes, elle fait surgir un petit orchestre de chambre.

    Poppy Ackroyd ne prépare pas son piano comme John Cage, mais elle joue directement à l’intérieur de celui-ci,  comme le fait Stephen Scott. En pinçant, frottant les cordes, en les frappant avec des baguettes, elle crée une musique de chambre où l’on entend, outre le piano et le violon, des percussions, guitares, clavecin, et une touche d’accordéon. Elle crée ainsi une musique à la fois simple et riche aux sonorités chaleureuses, une musique douce amère avec une petite touche de nostalgie.

    Escapement est concu comme une succession de miniatures (sept titres de 3 à 5 minutes). Le disque s’ouvre sur « Aliquot », comme une introduction en forme de synthèse de l'album, une découverte des sonorités que l’on entendra tout au long du disque. Avec « Rain »,  Poppy Ackroyd tisse une toile sonore, entre brouillard d’ondes et pluie, soutenue par des percussions. « Seven » où le piano sonne un peu comme celui de Nils Frahm sur Felt (on entend autant les touches et les marteaux du piano que les notes produites). Sur « Glass Sea », les frottements des cordes (du violon ?) lancent des gémissements et rappellent les cris des oiseaux marins ou les grincements des coques de bateaux. « Lyre » nous fait entendre des sonorités de harpe et de clavecin désaccordé. Plus terrien, « Grounds », avec son fond sonore électro apporte une touche un peu plus sombre. Et le disque se finit sur « Mechanism », les sonorités d’un piano mécanique et la nostalgie d’un air d’accordéon dans le lointain.

    Avec sa pochette en noir et blanc, dessins d’un mécanisme de piano en déconstruction, Escapement, « échappement », suggère plutôt l'évasion, celui de tout un univers sonore qui s’évade d’un piano devenu magique.

Paru en décembre 2012 chez Denovali Records / 7 titres / 31 minutes

Une chronique de Timewind

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Pour aller plus loin

- le site de Poppy Ackroyd

- la vidéo du titre "Aliquot" :

 

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