Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Musiques Singulières

    Pour les amateurs de dépaysement, de découvertes. Formats longs bienvenus : prendre le temps de la musique !
    Index des musiciens à votre disposition dans la Catégorie du même nom.
Créé le 20 février 2007, ce blog prolonge une émission sur Radio Primitive, Reims, la plupart des lundis de 22 à 23 heures. 
N.B Format de votre fenêtre presque carré pour voir le haut des colonnes !

Recherche

Publicités imposées !

Chers visiteurs,

  Désolé pour l'invasion publicitaire, consternante : je la déplore et j'en souffre autant voire plus que vous. En attendant une alternative (pas facile), je vous conseille, si vous naviguez avec Firefox, d'installer une extension anti-pub.

3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 16:10

Terry-Riley-In-C-Salt-Lake-Electric-Ensemble.jpg1913 : Le Sacre du Printemps d'Igor Stravinski

1946-1948 : Les Sonates et Interludes pour piano préparé de John Cage

1964 : In C de Terry Riley

Meph. - Eh ! Je t'arrête !

Dio. - Quoi ?

Meph. - Que prétends-tu faire ?

Dio. - Tu n'as pas deviné ? Je fais une liste des grandes dates de l'histoire de la musique du vingtième siècle : les œuvres qui ont tout changé...

Meph. - Pour qui me prends-tu ? Mon pauvre, t'es devenu complètement maboul ! Ta liste, c'est pire qu'une passoire dont on ne voit plus les trous tellement les siècles en ont ajouté. Va au but !

Dio. - Je passerai donc sur les innombrables interprétations de ce morceau-phare du minimalisme. Tout le monde s'approprie In C, signe que la pièce fait partie du paysage musical. En 2010, Innova Recordings nous donnait la version du New Music Ensemble de Grand Valley State University, accompagnée de dix-huit remixes : un magnifique double album.

Meph. - D'accord, mais alors là !!!

Dio. - Une relecture radicale, audacieuse. Le Salt Lake Electric Ensemble est né pendant l'été 2009 du désir de son fondateur Matt Dixon d'interpréter ce classique du minimalisme en utilisant un ordinateur portable. Au fil des répétitions, le groupe s'est élargi de trois à huit membres : il comprend des artistes multimédia, des musiciens adeptes de l'électronique et des rockers.

Meph. - Un beau mixage. Le résultat : la musique réinventée à partir d'une batterie d'ordi et de percussions acoustiques.

Dio. - L'original sonnait très oriental, avec son instrumentation  - non spécifiée il faut le rappeler - colorée par les cuivres et les bois, marquée par des percussions qui n'étaient pas sans rappeler les orchestres balinais.  Une version chinoise, pour orchestre traditionnel, existe d'ailleurs aussi, tout naturellement.

Meph. - Le tempo était souvent nettement marqué par les percussions, ou un piano. D'où un aspect rutilant, claironnant des 53 motifs, une tenue du ton.

Dio. - Là, tout est intériorisé, fondu. Quelque chose d'organique, plus souple...

Meph. - Velouté, mœlleux, avec des écarts de niveau sonore très sensibles.

Dio. - Des boucles qui nous enlacent...

Meph. - On va éviter une étude musicologique : ...et une fin totalement imprévue, énergie rock et magie électronique !

Dio. - Une musique d'aujourd'hui, fascinante, envoûtante.

Meph. - À voir avec le travail vidéo de Patrick Munger. Curieusement, je trouve cette version plus psychédélique encore que celle de 1964.

Paru en 2010 / Autoproduit par le SLEE / 65 minutes

Pour aller plus loin

Une petite comparaison entre la version originale...

 

 

...et la première partie de la nouvelle version (il faudrait bien sûr aller jusqu'à la cinquième vidéo !) :

 

 

 

Programme de l'émission du lundi 26 septembre 2011

The National : Terrible Love / Sorrow / Little faith (Pistes 1-2-4, 12'40), extraits de High violet (4AD, 2010)

Brian Eno : glitch / dreambirds / the airman (p.2-3-7, 8'40), extraits de Drums between the bells (Warp / Opal, 2011)

Peter Broderick : Pulling the rain / Hello to Nils (p.6-7, 10'), extraits de how they are (Bella Union, 2010)

Florent Ghys : Laurine (1) / L'air du baobab (p.11-12, 16'45), extraits de Music for dimensions (Autoproduit, 2008)

                                    Béchamel (p.5, 3'), extrait de Baroque tardif : soli (Cantaloupe Music, 2009)

Partager cet article

Published by Dionys - dans Terry Riley
commenter cet article

commentaires

Pascal Gully 27/10/2011 10:45



Bonjour,


 


içi Pascal Gully, batteur du groupe To Catch a Crab.


 


To Catch a Crab a sorti son premier album au printemps 2011 sur le label Who's Brain Records 


( http://whosbrain.free.fr ).





 


« Ils sont deux mais forment un véritable groupe. Aux carrefours de la pop et des musiques improvisées, du jazz et des musiques
électroniques, To Catch a Crab joue d’étranges chansons à tiroirs, évoquant ici le trip hop nerveux de Tricky ou Portishead, là certains territoires glacés balisés par le label ECM. Une musique
qui se joue des contrastes, à la fois sombre et lumineuse, habitée par une tension qui rend captivante chacune de leurs performances. Deux des musiciens les plus en vue de la scène
strasbourgeoise dans un groupe qui devrait créer un « buzz » bien au-delà de nos frontières.


« There are just two of them but they form a real group. At the junction of pop and  improvised music, of jazz and electronic
music, 'To Catch a Crab' plays strange episodic songs, evocative here of Tricky's or Portishead's nervous trip hop or there the icy wastes marked by the ECM label. A music that plays with
contrasts, at the same time dark and luminous, inhabited by a tension that makes each of their performances captivating. Two of the best known musicians on the Strasbourg scene, in a group that
should create a "buzz" well beyond our borders."


Matthieu Schoenhal - Festival Jazzdor


 


 


Vous pouvez désormais trouver cet album en écoute sur notre page ( http://tocatchacrab.hautetfort.com/ ) ainsi qu'une vidéo du groupe.


J'espère que cette musique saura vous intéresser et faire peut-être l'objet d'une chronique sur votre blog.


 


Bien cordialement,


p et Christine Clément pour To Catch a Crab



Palotin Chaamba 24/10/2011 12:08



Enchanté de faire la connaissance de Pic de la Mirandole. 


J'ai aussi retrouvé, concernant Riley, le Diamond fiddle language enregistré en compagnie du bassiste Scodanibbio ; là encore, des moments de grâce ineffable, notamment ce passage chanté (chant
karnatique indien ?). 


Et tiens, pour allonger encore ta liste d'albums à écouter, dans une esthétique plus jazz, connais-tu John Hollenbeck ? Il a commis des merveilles de disques comme The blessing ou Joys and
desires ; l'écouter aussi au sein du Claudia Quintet. 



Palotin Chaamba 11/10/2011 22:41



Il faudrait que je me repasse ceux que tu cites. Justement ce soir, est-ce d'avoir lu ta chronique (sans doute !), j'ai écouté son Assassin reverie, avec l'Arte quartett de saxophones : extra,
les deux premières parties m'ont subjugué. 


Je viens de rattraper mon retard sur les chroniques, en écoutant au passage de très belles choses. A bientôt Dionys ! 


 



Dionys 24/10/2011 11:13



Assassin rêverie : encore un que je ne connais pas !! A verser au programme de ce qu'il faudra(it) écouter... Mélancolie profonde : je ne serai jamais le Pic de la Mirandole des Musiques
d'aujourd'hui (qui deviendrons si vite les musiques d'hier).



Palotin Chaamba 11/10/2011 18:46



Bonjour Dio,


Pas hyper-convaincu par cette version du Salt Lake Electric Ensemble. Il faut dire que j'aime tant les tressauts des versions plus anciennes, il faudrait que j'écoute cette récente version en
faisant abstraction des autres. Pas évident. 


Bon, j'ai l'air de faire la fine bouche, mais c'est quand même loin d'être inintéressant. 



Dionys 11/10/2011 22:23



Content de ta réapparition dans les commentaires. C'est vrai que la version du SLEE prend pas mal de libertés, mais en même temps, je trouve qu'elle va dans le sens d'autres oeuvres de Terry,
comme Shri Camel ou Persian Surgery Dervishes, assez follement orientale en fait.