Lundi 19 mars 2007
Un titre cut-up pour une émission qui gravite autour de Harold Budd,
compositeur californien aussi discret
qu'essentiel.
Kalylivedub : Blizzar (piste 8, 4' 38)
How to be late (p.11, 8' 48) avec Erik Truffaz, trompette
Kalylivedub : Blizzar (piste 8, 4' 38)
How to be late (p.11, 8' 48) avec Erik Truffaz, trompette
extraits de On stage
(Pias, 2007),quatrième album d'un groupe qui s'est d'abord affirmé sur scène depuis sept ans.
Guitare, machines, claviers, percussions et programmations, basse, ce collectif de cinq français vous embarque dans une musique puissante, nerveuse, habitée, un dub industriel et électronique sur
lequel Erik Truffaz vient surfer avec brio pour les deux derniers morceaux de l'album. Uzul Prod, récemment diffusé, appartient à
la
même famille. Extraits sur http://www.myspace.com/kalylivedub
Fuminori Tanada : Mysterious Morning II (p.7-8, 8' 59) par le Quatuor de
saxophones Habanera
la
même famille. Extraits sur http://www.myspace.com/kalylivedub
extrait de Mysterious Morning (Alpha, 2001), un disque que j'avais laissé de côté et auquel je trouve maintenant beaucoup d'attraits. La compositrice
explore
l'intérieur du son par des micro-intervalles, crée des vagues sonores aux sinuosités, fluctuations mystérieuses bien soulignées par le titre.
Harold Budd / Brian Eno : First light (p.1, 7' 06)
Not yet remembered (p.6, 3' 50)
The chill air (p.7, 2' 14, diffusé après Guidoni, avant les mélodies françaises)
extraits de The Plateaux of mirror (Virgin, 2004). Sorti originellement en 1980, c'est la première rencontre miraculeuse entre le piano acoustique ou électrique d'Harold et les autres instruments et traitements du sorcier Brian, Maître des studios. Disque-culte, c'est un chef d'oeuvre de sérénité. Réverbérations nacrées, incantations murmurées, un hymne à la beauté fragile. Plus rien n'existe que ces irisations sonores déployées dans l'espace infini à l'aube éternelle du cosmos.
Jean Guidoni : Comme dans un ballet de Pina Bausch (p.2, 3' 02)
Fatal (p.5, 3' 22) extraits de La pointe rouge(Wagram, 2007, sortie en avril). Rarissime incursion dans le domaine de la chanson française : la voix est belle et bien placée, les textes intelligents, l'accompagnement sans grande originalité, mais bien enlevé sur quelques titres. On rêve d'une association avec ...Noir Désir ? Et pour continuer, quelques...
Mélodies françaises : Après un rêve (p.6, 2' 55 de Romain Bussine/ Gabriel Fauré)
Invitation au voyage (p.4, 3' de Charles Baudelaire/ Henri Duparc) Ce dernier titre est l'une des réussites de cet album qui ne manque pas de charme, à paraître fin mars chez Diese Records. Si l'on peut regretter que la musique, parfois, l'emporte sur les voix fluettes et délicieuses de certaines interprètes, c'est toutefois un bel hommage à une grande époque de la musique française.
Harold Budd : Bell tower (p.1, 2' )
Campanile (p.2, 3' 45)
The Rose (p.3, 3' 26)
extraits de La Bella vista (Shout ! Factory, 2003)
Enregistré d'abord à son insu à l'instigation de Daniel Lanois lors d'une soirée à Los Angelès chez ce dernier, puis publié avec son accord après avoir consenti à une deuxième séance , Harold se laisse aller à son penchant introspectif, méditatif. Neuf courtes pièces, une dernière d'une dizaine de minutes, suffisent à nous dépayser. Le piano Steinway chante les échos assourdis du royaume hanté par le léopard des neiges : ah ! puissance de suggestion des titres...Vous trouverez quelques échantillons, toujours trop courts bien sûr, à écouter sur le site Ambience for the Masses, qui présente la discographie d'Harold.
l'intérieur du son par des micro-intervalles, crée des vagues sonores aux sinuosités, fluctuations mystérieuses bien soulignées par le titre.Harold Budd / Brian Eno : First light (p.1, 7' 06)
Not yet remembered (p.6, 3' 50)
The chill air (p.7, 2' 14, diffusé après Guidoni, avant les mélodies françaises)
extraits de The Plateaux of mirror (Virgin, 2004). Sorti originellement en 1980, c'est la première rencontre miraculeuse entre le piano acoustique ou électrique d'Harold et les autres instruments et traitements du sorcier Brian, Maître des studios. Disque-culte, c'est un chef d'oeuvre de sérénité. Réverbérations nacrées, incantations murmurées, un hymne à la beauté fragile. Plus rien n'existe que ces irisations sonores déployées dans l'espace infini à l'aube éternelle du cosmos.
Jean Guidoni : Comme dans un ballet de Pina Bausch (p.2, 3' 02)
Fatal (p.5, 3' 22) extraits de La pointe rouge(Wagram, 2007, sortie en avril). Rarissime incursion dans le domaine de la chanson française : la voix est belle et bien placée, les textes intelligents, l'accompagnement sans grande originalité, mais bien enlevé sur quelques titres. On rêve d'une association avec ...Noir Désir ? Et pour continuer, quelques...
Mélodies françaises : Après un rêve (p.6, 2' 55 de Romain Bussine/ Gabriel Fauré)
Invitation au voyage (p.4, 3' de Charles Baudelaire/ Henri Duparc) Ce dernier titre est l'une des réussites de cet album qui ne manque pas de charme, à paraître fin mars chez Diese Records. Si l'on peut regretter que la musique, parfois, l'emporte sur les voix fluettes et délicieuses de certaines interprètes, c'est toutefois un bel hommage à une grande époque de la musique française.
Harold Budd : Bell tower (p.1, 2' )
Campanile (p.2, 3' 45)
The Rose (p.3, 3' 26)
extraits de La Bella vista (Shout ! Factory, 2003)
Enregistré d'abord à son insu à l'instigation de Daniel Lanois lors d'une soirée à Los Angelès chez ce dernier, puis publié avec son accord après avoir consenti à une deuxième séance , Harold se laisse aller à son penchant introspectif, méditatif. Neuf courtes pièces, une dernière d'une dizaine de minutes, suffisent à nous dépayser. Le piano Steinway chante les échos assourdis du royaume hanté par le léopard des neiges : ah ! puissance de suggestion des titres...Vous trouverez quelques échantillons, toujours trop courts bien sûr, à écouter sur le site Ambience for the Masses, qui présente la discographie d'Harold.


Pianiste de formation classique, le grec Vassilis Tsabropoulos joue notamment Rachmaninov ou Prokofiev, mais participe aussi depuis plusieurs années à des expériences jazz en trio. Avec
Une petite image pour un disque
lumineux, fort, d'une jeune galloise de vingt-trois ans, Nancy Elizabeth, qui sort son premier CD sur le Leaf Label. Elle joue de la harpe celtique à 22 cordes, mais aussi de la
guitare acoustique, du dulcimer, du bouzouki, de l'harmonium indien, d'autres instruments pas toujours faciles à identifier, et s'entoure au besoin de violoncelle, cor, guitare électrique (mais
oui !) et percussion. Une voix à la Jacqui Mcshee (la chanteuse du mythique groupe folk Pentangle), souple et puissante, limpide et profonde, sert magnifiquement des compositions
personnelles aux mélodies évidentes. Si l'inspiration de départ est folk, le résultat n'a rien à voir avec un certain folk figé : aucune mièvrerie, une constante énergie qui nous emporte du côté
du rock, de la pop, et l'on peut penser à
relevées par les glissandi de la guitare
électrique. 8 Brown Jugs, le sixième titre, est un instrumental qui
met en valeur un dulcimer cristallin sur un fond de vagues impressionnantes d'harmonium. Electric, le titre 7, est une
ballade élégiaque d'une élégante sobriété terminée par une belle envolée chorale. Hey son, le titre suivant, se développe selon
un crescendo rythmé dans la seconde partie par des riffs rageurs de guitare. Un
premier disque qui témoigne d'un talent exceptionnel : compositions abouties, agencement intelligent des morceaux, des instruments qui sonnent à merveille, et cette voix, cette voix qui donne
parfois des frissons. Ecoutez le titre 11, Lung, qui pourrait évoquer le travail de Jocelyn Pook (altiste et compositrice d'une partie de la bande originale du
dernier film de Stanley Kubrick, Eyes wide shut, dont la célèbre
Ce serait le dernier opus, en
l'occurrence un double album paru en 2004, du grand Harold, maître d'une musique éthérée, mélancolique et méditative, que ses collaborations avec Brian Eno firent connaître d'un
large public. Piano brumeux, claviers en nappes vaporeuses sont au rendez-vous d'Avalon sutra, le premier disque, qui présente quatorze pièces parfois très courtes, ciselées comme des
esquisses japonaises sur le vide infini. Quelques arrangements de cordes et la présence très inattendue d'un saxophone sopranino sur trois titres élargissent la palette de timbres de ces
compositions impeccables, à la rigueur zen. Le second disque est consacré à une longue pièce de plus de soixante minutes, As long as I can hold my breath, remix proposé par Akira
Rabelais. Les cordes et les sons électroniques miment une respiration hypnotique que le piano évanescent d'Harold vient hanter par intervalles : la musique devient méditation austère, d'une
sérénité implacable. Ennemie du divertissement, dirait Pascal. Pas étonnant que le disque soit paru sur le label samadhisound : revenue des agitations, la musique mène à l'éveil,
la supraconscience...
Le programme du soir associait à ces deux artistes
Dominique A et Slow six, chroniqués dans les articles précédents.
Meph.- Là, chapeau bas !