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Musiques Singulières

    Pour les amateurs de dépaysement, de découvertes. Formats longs bienvenus : prendre le temps de la musique !
    Index des musiciens à votre disposition dans la Catégorie du même nom.
Créé le 20 février 2007, ce blog prolonge une émission sur Radio Primitive, Reims, la plupart des lundis de 22 à 23 heures. 
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  Désolé pour l'invasion publicitaire, consternante : je la déplore et j'en souffre autant voire plus que vous. En attendant une alternative (pas facile), je vous conseille, si vous naviguez avec Firefox, d'installer une extension anti-pub.

17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 17:15

   Premier article consacré à la compositrice canadienne Ann Southam (1937 - 2010), à l'occasion d'un disque assez bref que lui a consacré le pianiste R. Andrew Lee sur un label passionnant que je suis en train d'explorer, Irritable Hedgehog Music. Pour sa biographie, je renvoie le lecteur à la Vitrine des Compositeurs du Centre de Musique Canadienne, beau site bilingue (et non tristement unilingue anglais comme trop de sites de labels et d'artistes français, je récidive !!). Son œuvre abondante, à peu près inconnue en France, a fait l'objet de plusieurs disques dont j'espère vous présenter bientôt une sélection.

   Le disque comprend douze mouvements, plus un interlude après la septième pièce.  Ann Southam, qui n'est pas spécialement adepte du dodécaphonisme rigoureux d' Arnold Schœnberg, a cependant adopté son procédé, utilisant la même série au fil des années, reconnaît-elle, lui insuflant, à l'entendre, un sens tonal - Schœnberg récusait d'ailleurs le terme d'atonalité, faut-il le rappeler.  Sous-titrées "Douze méditations sur une série de douze tons", les pièces peuvent, selon la compositrice, être jouées dans n'importe quel ordre, voire séparément. Neuf d'entre elles répètent certaines séquences rythmiques et certaines notes, contrairement au "dogme" dodécaphonique, si bien que la série n'est complète qu'à la fin de la plupart des mouvements. En somme, la musique d'Ann Southam croise dodécaphonisme et...minimalisme ! Il en résulte une musique à la fois méditative et fraîche, tonifiante. Chaque pièce sonne comme l'esquisse intrigante d'une mélodie, une interrogation fougueuse ou rêveuse. L'utilisation de la pédale contribue à unifier ces séquences sonores de notes juxtaposées - à de rares exceptions dans les deux derniers mouvements. Leur air de famille, surtout dans les sept premières, contribue à leur charme énigmatique. L'interlude, irisé de très brefs éclats, fragmente le motif récurrent jusqu'à le diluer dans son apaisement lumineux. Il ouvre la voie à des pièces plus contrastées, comme la puissante huitième, articulée sur des martèlements dramatiques, ou l'étonnante neuvième, réplique assourdie de la précédente, plus tâtonnante dirait-on. Le motif revient dans la dixième, plus interrogateur encore, dans un jeu insistant de boucles, pour disparaître dans la onzième qui joue dans les marges, déploie des accès de violence imprévus, avance comme une somnambule ironique et distante. Le cycle se clôt sur la limpide douzième, qui étire le motif, le décline avec une langueur majestueuse, une grâce souveraine.

    Un disque superbe, interprété avec une vibrante rigueur par R. Andrew Lee. Oubliez les vingt-trois minutes : ces miniatures dilatent le temps !

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Paru chez Irritable Hedgehog Music en 2011 / 13 pistes / 23 minutes

Pour aller plus loin

- le site du pianiste

- les cinq premiers mouvements en écoute : pas d'image, de vidéo, pour se concentrer sur la musique pure, je sais, ça va être dur pour certains...Soyez patient, attendez quelques secondes... 

Programme de l'émission du lundi 10 février 2014

Chansons d'abord :

* Peau : Odyssée / Uyuni (Pistes 2 -6, 8'30), extraits de Archipel (Le Chant du monde / Harmonia Mundi, 2013) Je me laisse prendre au charme de cette jolie voix murmurée. Les textes sont fort bien écrits, en français sauf une exception partielle, les accompagnements plaisants. Voilà une pop électro originale, bien envoyée.

* Mi & L'Au : May I / Drown the sound (p.4 - 7), extraits de H2O (Alter K, 2013) C'est le quatrième album de ce duo finno-français. Des ritournelles qui ensorcellent, musiques mécaniques agrémentées par la suavité de la voix de Mira Romantschuk. J'ai encore dans les oreilles le précédent If Beauty is a crime. Redoutablement agréable, une musique facile, sans doute, et alors ?

Du piano bien entouré au piano solo :

* Piano Interrupted : Darkly Shining / The Unified Field / An accidental fugue (p. 4 à 6), extraits de The Unified Field (Denovali Records, 2013)

* Nils Frahm : Familiar / Improvisation for caughs and a cell phone (p. 4 - 5, 11'), extraits de Spaces (Erased Tapes, 2013)

* Ann Southam : Pièces 1 à 9 (14'), extraites de Soundings for a new piano / 12 meditations on a twelve tone row (Irritable Hedgehog Music, 2011) R. Andrew Lee, piano.

14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 21:04

   Le pianiste français Nicolas Horvath, ardent défenseur et interprète des musiques minimalistes les plus exigeantes, est à Kiev pour les promouvoir. Deux concerts sont prévus, le premier consacré aussi bien à Philip Glass qu'à Scriabine, illustrant l'éclectisme de ce pianiste curieux. Le second fait partie des défis qu'il aime se lancer : une nuit minimaliste du 15 au 16 février, de 23h à 8h du matin !! Un programme énorme, fascinant...Nicolas est un de ces défricheurs que j'aime à suivre (parfois à précéder, je n'en suis pas peu fier !). Vous savez ce qu'il vous reste à faire, si vous n'avez aucune obligation urgente...(Ce n'est hélas pas mon cas...)

Nicolas Horvath à Kiev - Nuit du piano minimaliste

Voici le programme complet :

Valentin Silvestrov
Quiet Song n°1: Song Can Tend The Ailing Spirit (Baratynsky)
 
John Cage
In a Landscape
Dream
 
Andrew Chubb
Motion One  (NP)
 
Terry Jennings
Winter Sun  (NP)
Winter Tree (NP)
Piano Piece for Christine (NP)
1950 Piece (NP)
 
Victoria Poleva
Lulaby for ….
Trivium
 
Frederic Lagnau
Bagatelle sans modalite (NP)
Wind Mozaics (NP)
 
Simeon Ten Holt
Canto Ostinato  (NP)
 
Morteza Shirkoohi 
Arteeman (wp)
 
Philip Glass
Metamorphosis 1 to 5   
The Olypian - Lighting of the Torch
Trilogy Sonata
2 Pages
 
Jaan Rääts  :
Prelude n° 4 Op33
Bagatellen n°3,4,8,15,22 op50
Madrigaali n° 1,19, op65
 
Liis Viira
Nova Vision  (np)
 
Mihkel Kerem
Piano solo from Nimeta Lood (np)
Prelüüd Nr. 9, 11,12,13,14,15,16    (np)
 
Arvo Pärt
Für Alina
Variationen zur Gesundung von Arinuschka
 
Tomasz Kamieniak
 Nuits a Paris op.53  (NP)
 
Denis Levaillant
une barque sur le Niger
Etude XIV Transe
 
Arnaud Desvignes
Sur une branche morte
 
Fabio Mengozzi
Reverie IV (NP)
Segreta luce (NP)
 
Julius Eastman
Piano 2 I/II/III   (NP)
 
Jeroen van Veen
Minimal Préludes 15 , 17 , 18 , 21 , 23 & 26  (NP)
 
Antonio Correa
Surface 1   (NP)
5 Shorts pieces  (NP)
Day 5 (NP)
 
Regis Campo
Mysterium Simplicitatis  (NP)
 
Alvin Curran
Inner City n°1 & 2   (NP)
For Cornelius  (NP)
 
John Psathas 
Sleeper   (np)
 
Eve Beglarian
Night Psalm   (np)
 
Denis Johnson
November  (NP)
 
John Luther Adams
Nunataks (NP)
 
Jean Catoire
Sonate n°19 Opus 520  (wp)
 
William Susman
Quiet Rhythms Book I: Prologue 3 / 4 /5 / 6  Prologue + Action 7 / 8  (NP)
 
Michael Jon Fink
5 piano pieces  (NP)
 
Svyatoslav Lunyov
Mardongs 1 - Anonim XIV
 
Carlos Peron Cano
Yoga Music (WP)
 
David Toub
 For Four   (np)
 
Svitlana Azarova
Chronometer
 
Lawrence Ball
Piano Suite n°8  (wp)
 
Terry Riley
 Keyboard Study #1
 
Melaine Dalibert
Variations  (wp)
Cortège    (wp)
Gruppetto   (wp)
Ballade   (wp)
 
Morton Feldman
Nature Piece
 
Douwe Eisenga
Simon Song 1   (NP)
 
Kyle Gann
Going to bed  (NP)
 
LaMonte Young
X for Henry Flynt   (NP) 
 
  Du pain sur la planche pour INACTUELLES jusqu'à l'an 3000 !!
Pour aller plus loin
- "Wind mosaics" de Frédéric Lagnau, un compositeur minimaliste français vraiment à découvrir (cliquez sur son nom pour en savoir plus), par Nicolas (Précision : si vous n'arrêtez pas la vidéo, vous voilà partis pour écouter toutes ses vidéos de musique minimaliste, ce qui est le mieux que je puisse vous souhaiter après tout)  :
10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:36

   Quatrième album de itsnotyouitsme, duo constitué par le guitariste Grey Mcmurray et le violoniste compositeur Caleb Burhans, après Everybody's pain is magnificent, double cd de 2011, fallen monuments en 2010 et walled gardens en 2008,  This I installe tout de suite les vastes paysages sonores, mélancoliques et raffinés, des deux comparses, qui jouent ensemble depuis 2003. Rejoints par Theo Bleckmann à la voix çà et là, et par Skuli Sverrisson à la basse, ils savent mieux que jamais sculpter l'espace de griffures de guitare, de virgules de violon tandis que l'air frémit de touches électroniques. Tous les deux fans de Brian Eno, Pink Floyd...et Jean-Sébastien Bach notamment, ils construisent avec rigueur une musique ambiante, électronique, d'une confondante beauté, toujours émouvante, peuplée de voix déchirées et fantomatiques qui se fondent dans les textures amples des morceaux. Les titres se font l'écho d'un monde doucement incompréhensible, frissonnant d'incertitude. "If the Ground Is Covered, Are We Still Ouside ?" demande le premier, plus de onze minutes d'ondulations inextricablement liées qui nous enveloppent de leurs caresses voluptueuses. On se baigne dans cette mélancolie frisée par des soleils couchants multiples, balayée par des vagues surgissantes se perdant dans les arrières d'un univers translucide. "things past are pretty now", le second titre, est le plus post rock de l'album, avec de petites incandescences nerveuses de la guitare électrique. C'est une sorte de danse sur place, tout en courbures, en sinuosités entre lesquelles la voix de Theo s'insinue, à peine détachée de la nébuleuse ambiante, soulignée par des chœurs plus graves à l'arrière-plan, danse qui se cogne doucement à des angles percussifs, comme si l'on se trouvait dans un palais des miroirs où les échos du passé ne cessent pas de mourir. Le titre suivant, "Long Tales of Short Lived Victories" est l'un des plus envoûtants de l'album, saturé de réverbérations, d'effets de perspective trouble. Une ligne se déplace dans les airs au-dessus d'un relief dévasté, banquise des victoires célébrées déjà oubliées ; elle se rapproche, s'éloigne, tel un oiseau aux très vastes ailes qui pousserait parfois l'air très fort devant lui avant de disparaître dans un ultime coup d'aile. "Wrinkling Into A Beautiful And Broken World" détisse peu à peu des nœuds de guitare et de butées percussives pour prendre de l'altitude au-dessus d'un monde agité, foré de tourbillons sourds : second moment post rock assez net, sans pesanteur toutefois, sans cette emphase qui plombe trop souvent les compositions de ce courant. On arrive dans une contrée déblayée avec "The You Since Me", pièce très planante, doucement rythmée par la guitare obsédante, incantée par le violon et la voix qui se laisse aller à de belles envolées, sobres et lumineuses. En un sens, une pièce de réconciliation, d'harmonie supérieure entre les mois constitutifs du duo devenu quatuor, qui digèrera sans difficulté les aspérités bruitistes du début de la seconde moitié, en profitera même pour atteindre des couleurs extraordinaires avant de se permettre un ultime et rayonnant survol tandis que sombrent les miasmes d'un monde inquiétant. Le dernier titre, "Sometimes It's Hard Being Alive Seeing Bright Stars In The Sky", élargit et transcende la perspective, tout en lignes diaphanes, en disparitions malicieuses, en surgissements miraculeux de délicatesse. Les sons deviennent ceux d'une ruche cosmique, radieuse, frémissements de milliers d'ailes légères obéissant à l'appel répété de la guitare charmeuse.

   À la confluence du post rock, du post minimalisme, de l'ambiante et des musiques électroniques, itsnotyouitsme continue de nous enchanter !! 

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Paru chez New Amsterdam Records en 2013 / 6 titres / 48'

Pour aller plus loin

- l'album en écoute sur bandcamp

- en prime, une collaboration entre le duo et le chanteur et pianiste Son Lux, en concert  au Poisson Rouge, la célèbre salle new-yorkaise :

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Programme de l'émission du lundi 3 février 2014

Musiques ambiantes, électroniques

itsnotyouitsme : the you since me/ sometimes it's hard being alive seeing bright stars in the sky (Pistes. 5 - 6, 19'32), extrait de This I (New Amsterdam Records, 2013)

Grande forme :

 

Jim Fox : The Copy of the drawing (p. 1, 39'36), extrait de Last things (Cold Blue Music, 2000)

3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 16:49

   Il aura fallu quatorze ans pour que le disque me parvienne, pour qu'il traverse le vide intersidéral des médias dominants, que je l'arrache enfin à la confidentialité de sa sortie fin 2000, début 2001, là-bas dans la lointaine Californie, sa Venice qui n'est pas notre Venise...il aura fallu le disque de la pianiste Jeri-Mae G. Astolfi, Here (and there) avec sa dernière œuvre choisie, "The Pleasure of being lost", de Jim Fox, dont je m'étais alors aperçu que je le connaissais au moins indirectement puisqu'il est le fondateur et le directeur du label Cold Blue Music, régulièrement présent dans ces colonnes, label qui publie les musiques de compositeurs comme John Luther Adams, Chas Smith, Michael Byron (je viens de rafraîchir l'article en lui adjoignant un des rares extraits en écoute sur internet), Peter Garland...et donc l'essentiel de ce que certains appellent déjà l'école californienne de musique contemporaine, marquée par le minimalisme et le post minimalisme, à la confluence mouvante des expérimentations électroniques et des musiques ambiantes les plus radicales.

   Le lien évident entre "The Copy of the Drawing", le premier titre si long (près de quarante minutes) de Last things, et "The Pleasure of being lost" précédemment évoqué, c'est la voix de Janyce Collins qui, comme s'il s'agissait de lettres d'amour, de confidences, dit, murmure, nous instille avec une confondante douceur des extraits de No One May ever Have the Same Knowledge Again : Letters to Mt. Wilson Observatory 1915 - 1935, des lettres qui allient observations, réflexions cosmogoniques et méditations mystiques et symboliques, envoyées aux astronomes de cet observatoire par des personnes diverses. Les correspondants prétendent souvent avoir fait des découvertes extraordinaires, insistent pour qu'on les écoute, qu'on les prenne au sérieux ; c'est en cela qu'il s'agit bien en effet de lettres d'amour, elles cherchent à s'insinuer en nous, à nous convaincre, à nous envoûter...

Jim Fox - Last things, enfin...

   Jim Fox habille ces fragments de sa musique électronique mystérieuse. Séparés par de courts silences, ils sont prétextes à autant de poèmes électroniques hors du temps. Cette musique est en expansion comme l'univers, pourrait durer des heures. Les matériaux sonores y sont en constante métamorphose pour exprimer une odyssée indicible, souterraine et folle qui se voudrait le suprême éclairement dans son délire interprétatif et ne réussit qu'à entasser énigme sur énigme. Nappes synthétiques spiralées, percussions glaciales, métalliques, lointains échos, sons qui surgissent et disparaissent suggèrent un autre monde, immémorial, inconnu, fascinant, le nôtre. Au fil de ces fragments à peine audibles, l'auditeur est captivé, suspendu aux lèvres de cette créature éthérée, entraîné dans un rituel dérivant lentement dans l'espace. On ressent les mystères de l'attraction, de la gravité, on contourne les massifs sonores pour se perdre dans le vide cosmique.

   "Last things", pour clarinette basse, guitare à résonateur à pédale (pedal steel guitar : on y retrouve Chas Smith !), guitare en verre, avec Jim Fox aux piano et claviers, est une compossition nuageuse, pourrait-on dire, comme si l'on se trouvait à l'intérieur de nuages en formation, déformation. Les sons s'y trouvent démultipliés, tournoient, se répondent en écho, créant un paysage sonore sombre traversé de courants aléatoires, puissamment structuré par les poussées de la clarinette basse. Rarement le qualificatif d'atmosphérique aura collé aussi bien à une musique... qui respire à l'intérieur d'une sphère sourdement orageuse.

   Un disque en dehors du temps, pour se laisser dériver...vers l'essentiel ! Une introduction à l'œuvre d'un compositeur discret, qui a enregistré sur d'autres labels que le sien. Ce que je me propose d'explorer, vous me connaissez !!

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Paru chez Cold Blue Music en 2000 / 2 titres / 61'

Pour aller plus loin

- le site de Jim Fox

- rien pour le moment à vous proposer en écoute (il faudrait que je passe par un hébergeur payant pour y stocker ses longs titres !)

- la page consacrée aux lettres conservées au Museum of Jurassic technology

- Pour les plus curieux, l'une des lettres envoyées aux astronomes de l'observatoire du Mont Wilson (Comté de Los Angeles, Californie). Cliquez dessus pour les agrandir.

Jim Fox - Last things, enfin...
Jim Fox - Last things, enfin...

Programme de l'émission du lundi 27 janvier 2014

Sebastian Plano : Angels / All given to Machinery (Pistes 6-7, 14'), extraits de Impetus (Denovali Records, 2013)

Cosmos 70 : Basement / The Other (p. 5 - 6, 12'), extraits de /Kármán Line (Cosmos 70 / 50 Miles, 2013) Un disque intéressant, avec quelques morceaux excellents, dont ceux-là !!

itsnotyouitsme : things past are pretty now / long tales of short lived victories (p. 2 - 3, 14'), extrait de This I (New Amsterdam Records, 2013)

Jeff Herriott : green is passing (p. 3, 9'45), extraitsde Here (and There) (Innova Recordings, 2013) par Jeri-Mae G. Astolfi

   Pour ceux qui lisent jusqu'au bout, "Basement" de Cosmos 70  en écoute ci-dessous, beau prolongement, en plus pop, au disque de Jim Fox :

31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 17:29

   Deuxième disque du pianiste et compositeur britannique Tom Hodge et du compositeur, producteur (et Dj) de musique électronique français Franz Kirmann (alias de François Gamaury), The Unified Field fait aussi appel au violoncelle de Greg Hall et à la contrebasse de Tim Fairhall. Le titre viendrait du livre de David Lynch, Catching the big Fish, une méditation sur les chemins de la créativité dans laquelle il développe des idées qui ne sont pas sans rappeler la théorie des correspondances chère à Baudelaire : ce qui peut paraître isolé dans le réel est de fait relié par un réseau de connexions avec ce qui l'entoure ; l'artiste qui saura établir les connexions trouvera le chemin de son opus magnus ! Venus d'horizons différents, Tom Hodge et Franz Kirmann unifient le champ de leurs mutuelles expériences, ce qui s'inscrit à merveille dans la perspective de ce blog !

   "Emoticon", d'emblée, allie piano et électronique : fragile mélodie prolongée par des échos et réverbérations électroniques, nouvelle ponctuation ryhtmique. La pièce se fait élégiaque avec l'entrée du violoncelle de Greg Hall, et en même temps se densifie par l'intrusion de textures granuleuses. Construite en boucles larges, elle conserve un bel équilibre entre acoustique et sons synthétiques, bien ponctuée par la contrebasse discrète de Tim Fairhall. "Two or three things" poursuit l'intrication des deux domaines, tout en délicatesse, avec des suspensions miraculeuses. C'est une danse très lente, voluptueuse et tendre. Comment ne pas être séduit ? Nous sommes si loin des pompes, des poses et des décibels inutiles de trop de musiciens de la scène électronique, grands enfants dépassés par la puissance de leurs techniques ! "Cross Hands" confirme cette voie de la simplicité, de la limpidité. Le piano marche, puis court sur une corde, sans la toucher dirait-on, soutenu à peine, avec une immense délicatesse, par le violoncelle et la contrebasse. Comme j'aime cette légèreté aérienne, cette griserie soudain réfrenée, cette invention, mine de rien, de nouvelles perspectives sonores qui surgissent au détour d'un phrasé, s'aplatissent à chaque fois qu'elles pourraient devenir emphatiques. Cette musique est modeste, et d'autant plus belle. "Darkly shining" est un premier aboutissement de ce parcours : pièce planante et raffinée, chatoyante comme une étoffe aux mille plis, elle se déploie en jouant de son velouté un peu trouble. Le titre éponyme est plus syncopé, marqué par des frappes percussives étagées, bientôt relayées par des irruptions de nappes synthétiques lointaines, aux limites de la perception, et survient le piano, calme et chantant, tout se tait devant lui, quelques sons percussifs comme si l'on toquait à la porte, apesanteur...Ambiance de jungle tout au début de "An accidental fugue", curieux raccourci entre somptuosité médiévale des cordes, jazz discret de la contrebasse, fougue post minimaliste bien tempérée du piano, intrusions électroniques, sonorités de clavecin. Rien d'hétéroclite pourtant, tout étant récupéré au final dans une envolée orchestrale d'un beau lyrisme.

   La suite ne déçoit pas, le cocktail fonctionne à merveille, dosé, toujours intrigant. On pourra trouver "Open line" facile, mais j'aime sa fluidité, sa transparence, ses micro percussions, son piano ou clavier qui picore de la dentelle, son côté Kraftwerk très doux !! "Camara obscura" reste dans l'oreille, bijou minimaliste serti d'échappées langoureuses de violoncelle, étoffé de dérapages et de brouillages percussifs, avec des laisser-aller, oui, comme des abandons, des chutes lentes et des résurrections miraculeuses dans la ouate des songes électroniques. "Path of most resistance" poursuit la veine onirique, entre sons moelleux et textures feutrées, nous entraînant de plus en plus loin, le violoncelle alangui, charmeur, on marche avec précaution sur les feuilles à peine craquantes...un dernier scratch comme un soupir...et c'est "Lost Coda", piano préparé brinquebalant, titubant, sorte d'anti techno trouée de coulées harmonieuses recouvertes par une masse de sons graves, sourds, soudain illuminés par un piano naturel qui varie un petit thème tout simple, de plus en plus doucement.

   Un disque subtil et limpide, qui se promène avec aisance dans des champs divers, du minimalisme à la musique électronique en passant par des réminiscences classiques, jazz, créant une musique ambiante d'un nouveau style, aux paysages mouvants, changeants à vue d'oreille (la plupart des titres durent autour de quatre minutes).

Mes titres préférés : "Cross Hands " (3) / "Darkly shining" (4) / "Camera obscura " (8)

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Paru chez Denovali Records en 2013 / 10 titres / 44 minutes

Pour aller plus loin

- la page consacrée à l'album sur le site de Denovali (avec quelques titres en écoute).

- Fausse vidéo pour écouter cinq titres, "Camera obscura" en tête (et une autre, une vraie, en fin d'article) :

Programme de l'émission du lundi 20 janvier 2014

Sebastian Plano : Blue Love Serotonin / In Between Worlds (II) / Emotions Part II (Pistes 3 à 5, 14'30), extraits de Impetus (Denovali Records, 2013)

Dyptique électronique :

* Greg Haines : The Intruder / Wake mania without end II (p. 1-6, 12'15), extraits de where we were (Denovali Records, 2013)

* itsnotyouitsme : if the ground is covered are we still outside ? (p. 1, 11'38), extrait de This I (New Amsterdam Records, 2013)

Phillip Schroeder : Crystal springs (p. 1, 10'48)

Ed Martin : Swirling sky (p. 2, 6'23)            Extraits de Here (and There) (Innova Recordings, 2013) par Jeri-Mae G. Astolfi

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   Deuxième vidéo annoncée, un petit film pour "Two or three things" :

20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 16:28
Jeri-Mae G. Astolfi - Here (and there)

   Jeri-Mae G. Astolfi, pianiste canadienne, s'intéresse activement aux nouvelles musiques. Je la découvre à l'occasion de son dernier disque, Here (and there), consacré à l'alliance entre piano et électronique, "médias fixés" comme il est signalé à propos de plusieurs des six pièces réunies ici, chacune signée par un compositeur différent, certaines d'entre elles spécialement composées pour elle.

  "Crystal Springs" (2011), en ouverture, évoquerait la beauté des sources du même nom dans l'Arkansas. Signée Phillip Schroeder, compositeur prolifique né en 1956, poly instrumentiste et notamment pianiste, la pièce, au départ très calme, rêveuse même, développe une série de vagues liquides de plus en plus animées, démultipliées par des échos, à partir de la suite de Fibonacci.  Les matériaux "fixés" sont les sons électroniquement manipulés d'une basse électrique, d'une cymbale suspendue et de l'intérieur du piano. C'est brillant, léger, euphorisant en diable ! Une entrée qui démontre que, décidément, les musiques contemporaines ne ressemblent pas (ou plus) du tout à l'image terne, compassée, d'une série de stridences ou discordances fastidieuses, et c'est tant mieux !

   "Swirling Sky" (2011), d'un jeune compositeur familier des musiques électroniques, Ed Martin, retracerait les moments paisibles passés à regarder les nuages en formation étendu dans l'herbe. Le contemplatif se perd progressivement dans les vagabondages de son imagination, nous dit le compositeur.  La pièce est d'abord assez lente, égrenant les notes avec une immense douceur, les laissant résonner. Le rythme s'accélère, avec un dialogue entre le piano et des halos électroniques fascinants, des glissendi vers des notes préparées, des tourbillons de plus en plus prononcés avant un retour au calme, une aura méditative finale.

   "green is passing" (1999, révisée en 2006) est une composition de Jeff Herriott alliant une couche de réverbérations électroniques très discrètes au piano. Une pièce qui prend son temps, sans rythme perceptible, quelques brefs motifs épars, des esquisses de boucles, ouvertes...Une très belle méditation, délicate et émouvante dans son dénuement, qui me donne envie de parcourir l'œuvre de Jeff.

" Summer phantoms : Nocturne" (2011) de Brian Belet, autre compositeur américain d'électro acoustique, est une pièce dans laquelle se fondent des bruits divers, frottements, allumettes craquées (?), et piano. Elle évolue de manière capricieuse, imprévisible, parfois à la limite de l'audible, et crée une atmosphère mystérieuse, jouant de martèlements intrigants, de dérapages, comme si elle nous invitait à la poursuivre. Musique des interstices, des fractures légères, des griffures, elle apparaît pour mieux se dérober...

  Tom Lopez a composé "Confetti variations"(2012) en pensant à ce que la pianiste lui avait confié, que parmi les compositeurs de musique pour piano, elle affectionnait particulièrement Johannes Brahms et Morton Feldman. Le résultat, c'est l'intrication entre fragments brahmsiens et feldmaniens et sons divers enregistrés. Morceau spectaculaire parfois, torpillant avec allégresse le romantisme à la Brahms, ou plutôt l'enflammant par des réécritures quasi minimalistes, en particulier des strummings haletants, dans une atmosphère orageuse avec ostentation. Et puis tout se défait à partir du milieu, barbote dans des ambiances liquides ; le piano se raréfie, on entend les coassements des grenouilles, Brahms réapparaît pas trop malmené, se résorbe dans un rêve feldmanien parsemé de vrombissements de mouches, de stridences à peine audibles. C'est alors une musique suspendue d'une très grande beauté. Tout semble retenir son souffle dans cette symbiose entre la musique et le milieu.

   Le disque se termine  avec le titre que je préfère, composé par Jim Fox, compositeur qui dirige le label Cold Blue Music à Venice, en Californie, un des labels qui revient dans ces colonnes, l'un des plus singuliers qui soient. Écrit pour Jeri-Mae Astolfi pendant l'hiver 2011 - 2012, "The Pleasure of being lost" allie la lecture d'un texte du naturaliste et grand voyageur Joseph Dalton Hooker librement adapté de ses Himalayan Journals (1854) et des textures électroniques élaborées à partir des timbres et du rythme de la voix de la lectrice, Janyce Collins, le piano bien sûr et des sons de cloches. Une alchimie mystérieuse, d'une somptueuse lenteur, dérive au fil du texte : descente dans l'indicible, dans l'épaisseur fragile des choses. Le piano tisse un contrepoint très simple, tranquille, à ces mots que l'on ne comprend pas toujours, murmurés du bout des lèvres, et pourtant porteurs d'une incroyable émotion, d'un charme inoubliable. Des chœurs de voix lointaines, fantomatiques, contribuent à renforcer l'impression d'irréelle évanescence de l'ensemble. Magnifique !

    Un fort beau disque, vous l'aurez compris, qui ouvre bien des pistes pour les oreilles curieuses. 

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Paru chez Innova Recordings en 2013 / 6 titres / 70'

Pour aller plus loin

- le site de la pianiste.

- la page d'Innova consacrée au disque, avec la composition de Phillip Schroeder en écoute.

- "The Pleasure of being lost" en écoute ci-dessous (la vidéo existe sur You Tube, mais non intégrable) :

 

Programme de l'émission du lundi 13 janvier 2014

Sebastian Plano : Impetus / The World we live in (Pistes 1-2, 14'), extraits de Impetus (Denovali Records, 2013)

Wim Mertens : In Zones (p.3 / CD 2, 13'26), extrait de Immediate givens (EMI Classics, 2011)

Piano Interrupted : Emoticon / Two or three thongs / Cross Hands (p. 1 à 3, 12'30), extraits de The Unified Field (Denovali Records, 2013)

William Duckworth : Preludes n° 1 à 4 (p. 1 à 4, 11'), extraits de The Time Curve Preludes (Irritable Hedgehog Music, 2011) Piano : R. Andrew Lee

15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 08:09

   Multi instrumentiste argentin de formation classique, Sebastien Plano vient de sortir chez Denovali - ce très beau label indépendant allemand né en 2005, on en reparlera très bientôt - Impetus,  le successeur de Arrythmical Part of Hearts paru voici deux ans, réédité parallèlement par le même label. Un disque qui laisse la part belle à l'acoustique, tout en la magnifiant par un recours élégant à l'électronique..., enregistré et mixé par les soins de Sebastian dans une petite salle, le tout matricé par Nils Frahm dans son studio de Berlin.

   Début très langoureux au violoncelle, avec un curieux contrepoint de cris électroniques, comme des mouettes métalliques. Le premier titre éponyme nous propulse d'emblée dans une contrée qui n'est pas sans rappeler les ambiances des musiques de film de Michael Nyman. L'entrée du piano confirme la tonalité élégiaque, puis tout s'arrête, repart, avec un piano très assourdi. Le morceau évolue de de petite brisure en petite brisure, chaque fois nous entraînant plus loin, grâce à de larges et lentes volutes. Cette musique a un charme fou, on frissonne, portés par les boucles se resserrant et se ralentissant, comme si la boîte à musique avait fini de détendre son ressort. "The World We Live In" poursuit sur le mode gracile sa tentative d'envoûtement : c'est un monde transparent, et puis surgit un mouvement irrésistible, ponctué de percussions frottées, d'instruments frappés tandis que le piano et le violoncelle déploient une grâce lyrique jamais mièvre en dépit de mélodies caressantes. Cette musique agacera les amateurs d'audaces inaudibles, de couinements acoustiques, c'est sûr, tant pis pour eux..."Blue Loving Serotonin" commence par une introduction minimaliste au piano, magnifique, accompagnée très vite par des violoncelles à l'unisson, dans un crescendo à la Arvo Pärt, qui disparaît ensuite pour laisser le piano seul chanter, relayé d'ailleurs par des voix ici et là. Lorsque revient le mouvement de boucles, plus puissant, ponctué de quelques stratchs, soutenu par les violoncelles, le morceau dégage une plénitude extraordinaire, atteint une puissance étonnante. Le disque décolle vers des rivages sublimes, se perd dans un rêve vertical et trouble. À partir de là, je savais que je chroniquerais l'album !

   "In Between Worlds II", le quatrième titre, est un hymne suave des cordes, un ballet savant qui sonne comme du Bach revu par Nyman ou Max Richter. "Emotions (Part II)" pourait n'être qu'une bluette si la petite mélodie au piano du début n'était hantée par la présence physique de l'instrumentiste, dont on entend un peu la respiration (je sais, c'est aussi un tic très actuel, mais là, c'est juste), et surtout prolongé par une belle cadence de violoncelle et de respirations électroniques, je pensais aux meilleures musiques de René Aubry pour les spectacles de Philippe Genty, on imagine en effet facilement l'évolution de marionnettes quelque part, et comment ne pas songer encore à Nyman pour l'onctuosité mélancolique et raffinée de certains passages tournoyants, la somptueuse lenteur !! "Angels" est une méditation calme au piano et au violoncelle, parsemée d'échos, avec un jeu subtil de démultiplications et d'amplifications. Un bandonéon apparaît aux deux-tiers du morceau, si bien qu'on se retrouve dans le nuevo tango à la Piazzolla, référence incontournable pour un Argentin. "All Given To The Machinery", s'il est le titre qui laisse le plus de place à l'électronique comme son titre pouvait le laisser prévoir, est porté par le bandonéon royal comme un orgue et mélancolique comme les anges déchus. Lorsque les cordes le soutiennent dans des crescendos majestueux, que l'électronique vient enrober de soies artificielles l'ensemble, que des failles stratifient le parcours harmonieux, cette musique est simplement divine. Le piano apparaît dans la seconde moitié, d'où un nouvel essor, de nouveaux élans pour escalader le ciel avant la résorption dans des brouillards sonores dont sort "Inside Eyes", une musique au-delà des nuages, voix éthérées, cordes, déflagrations électroniques. Comme souvent dans les pièces de Sébastian, les titres sont en plusieurs séquences nettement structurées par des diminuendos, des arrêts. "Inside Eyes" est de ce point de vue le plus segmenté, abandonnant l'auditeur pendant presque quinze secondes, multipliant fractures et disparitions. Ces silences permettent des métamorphoses, des renaissances, des rebonds conformes à la signification du titre Impetus. J'aime assez cette manière de composer, de briser le cours d'une pièce pour en faire une suite qui se développe le temps qu'il faut, ici jusqu'à l'apothose à l'orgue, aux sons électroniques, aux voix irréelles... avant un ultime avatar presque malicieux, un beau retour au calme.

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Paru chez Denovali Records en 2013 / 8 titres / 56 minutes

Pour aller plus loin

- le site du compositeur

- la page consacrée à l'album sur le site de Denovali 

- "Blue Loving Serotonin" en concert :

13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 19:20

   À l'occasion de ses vingt ans, le festival de musique classique de Nantes célèbre, entre le 29 janvier et le 2 février 2014, un siècle de musiques américaines. Je constate avec plaisir qu'un compositeur aussi important que David Lang y trouve enfin sa place. Le pianiste Bruce Brubaker y donnera un concert entièrement consacré à Philip Glass vendredi 31 janvier à 10h45 dans la salle Nabokov (même programme apparemment le samedi 1er février à 20h30, salle Henry James), tandis que Jay Gottlieb, autre pianiste célébré dans ces colonnes, donnera le même jour à 9h30 (Salle Nabokov) un programme Gershwin qui, s'il ne rentre pas dans le cadre de ce blog, ne sera pas inintéressant sous ses doigts.

   Un festival qui s'annonce passionnant ( je ne pourrai hélas y assister...).  En regardant tous les programmes, j'ai aussi trouvé le nom de Nico Muhly : le pianiste David Bismuth, que je ne connais pas, interprètera ses études pour piano solo samedi 1er février à 17h15 dans la salle Carson McCullers.

   Regardez le programme détaillé, je n'ai pas tout signalé. À côté des grandes références - Charles Ives ou John Cage -, les nouvelles générations minimalistes et alentour font une belle percée.

    Lecteurs qui irez à ce festival, n'hésitez pas à faire la publicité de ce blog, le Ciel vous récompensera !

   Je ne terminerai pas sans dire un grand merci à Paula, une lectrice qui m'a envoyé un courriel hier pour m'informer de l'événement.

Pour aller plus loin

- le site de La Folle journée, avec tous les programmes.

- Bruce présente la manière dont il interprète une pièce de William Duckworth extraite de ce cycle extraordinaire qu'est The Time Curve Preludes...

- le prélude n°6 de ce même cycle sous ses doigts :