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Musiques Singulières

    Pour les amateurs de dépaysement, de découvertes. Formats longs bienvenus : prendre le temps de la musique !
    Index des musiciens à votre disposition dans la Catégorie du même nom.
Créé le 20 février 2007, ce blog prolonge une émission sur Radio Primitive, Reims, la plupart des lundis de 22 à 23 heures. 
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Chers visiteurs,

  Désolé pour l'invasion publicitaire, consternante : je la déplore et j'en souffre autant voire plus que vous. En attendant une alternative (pas facile), je vous conseille, si vous naviguez avec Firefox, d'installer une extension anti-pub.

19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 20:34
    Après vous avoir présenté deux compositeurs américains radicaux de musique électronique, je vous propose deux anglais plus facilement écoutables. Marconi Union est un duo réunissant Richard Talbot et Jamie Crossley, qui se sont rencontrés à Manchester où ils travaillaient dans un magasin de disques. Comme Richard écrivait de longues pièces de musique ambiante très minimale, Jamie  eut l'idée d'ajouter une instrumentation, et la collaboration déboucha plus de dix-huit mois plus tard sur un premier album, Under Wires and Searchlights, paru en 2003  sur un petit label  indépendant, Ochre Records. Encouragés par le succès d'estime obtenu, ils signent en 2005 sur un label plus prestigieux, All Saints Records, label né en 1991  pour prendre le relais d' Opal   fondé par Brian Eno. Outre Brian, son frère Roger Eno, Jon Hassell et Harold Budd appartiennent à cette écurie des grands compositeurs de la musique ambiante. Une chance donc pour le duo, qui s'inscrit en effet sans heurt dans le catalogue. La musique est moelleuse, distille une mélancolie voilée. Les mélodies se déploient dans une apesanteur prolongée d'échos où guitare et claviers se font discrètement incantatoires par leur jeu très minimal, les boucles étirées. Rien de fracassant, bien sûr, mais un disque fort bien conçu, idéal pour se relaxer, rêver... Ils viennent de sortir un nouveau disque, A Lost Connection, disponible sur leur site. Il n'est pas étonnant de trouver parmi leurs amis Loscil (cf. article du 26 octobre 2007), dont je trouve d'ailleurs la musique plus élaborée et au final plus originale.
     iTALtEK, alias Alan Myson de Brighton, explore d'autres directions, plus risquées. Si l'album  Cyclical, paru en mai de cette année chez Planet Mu Records, est plus inégal que le précédent, il est plus dépaysant, plus fort. Le premier titre éponyme donne le ton avec un dub frémissant, parcouru  de  déchirements synthétiques : un véritable choc, une splendide ouverture, qui annonce un créateur exigeant, personnel. On s'enfonce dans une musique abstraite, désincarnée avec pINS, le titre suivant , avant de revenir avec wHITEmARK à des mélodies caricaturées, lointaines. bLOODLINE  développe des rafales sombres dans un désert carbonisé, ambiance angoissante garantie. Avec tOKYOfREEZE, c'est une deuxième surprise, un morceau tout simplement envoûtant , implacable dans son économie rythmique et son éternel retour de cellules synthétiques. Morceau presque pastoral, sTILLsHORES, agrémenté de cloches, relâche la tension. vERSUS alterne rythmes dub et mystérieuses intrusions de claviers lointains. Sans doute un disque pour insomniaques, plus lyrique qu'il n'en a l'air, comme on peut l'entendre dans le dernier titre, dEEPpOOLS. A suivre.
Pour aller plus loin :
- écouter
Marconi Union.
-écouter
iTALtEK. Sur le site de Planet Mu, on peut écouter et télécharger des MP3 de Cyclical.
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Programme de l'émission du dimanche 14 septembre 2008
Marconi Union : Sleepless (piste 1, 5' 41)
                                    These European Cities (p.2, 7' 10)
                                    Through Glass (p.3, 5' 49), extraits de Distance (All Saints Records, 2005)
Spyweirdos/Mourjopoulos/Floridis : Wet house / Hat (p.3 et 4, 13' 30), extraits de Epistrophy at Utopia (Ad Noiseam, 2008) Article à venir sur ce disque étonnant !
Alvin Curran : Canti illuminati (p.2, 24' 10), extrait de Canti illuminati (Fringesrecordings, 2002)
Kyle Gann : On reading Emerson (p.10, 8' 09), extrait de Private Dances (New Albion Records, 2007)

13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 09:29
"Canti Illuminati" d'Alvin Curran : la fusion poétique de l'acoustique et de l'électronique.
    Quatrième album d'Alvin Curran, sorti en 1982 chez Fore, Canti Illuminati a été heureusement republié en 2002 chez  Fringesrecordings, label italien dont le site Internet ne fonctionne malheureusement pas. Deux morceaux autour de vingt-cinq minutes chacun constituent cette oeuvre extraordinaire, ce long voyage rimbaldien dans la mer des sonsL'album s'ouvre d'ailleurs sur l'évocation d'un univers maritime, avec des cornes de brume. Embarquement pour le pays de la voix reine, dérivante et délirante, parfois voix de gorge à la David Hykes ou à la Terry Riley. La voix d'Alvin, en solo ou démultipliée, tisse une nappe ondulante dans laquelle le synthétiseur ainsi que divers échantillons  viennent se couler pour nous entraîner dans la musique illuminée. Des nuées de voix viennent à la surface agitée par les pulsations électroniques, dans un mouvement puissant et caressant. C'est un hymne à la vie toujours renaissante, qui brasse et intègre tous les éléments : on y entend même brièvement  le père d'Alvin chanter à l'âge de 75 ans une chanson yiddish à l'occasion d'une réunion familiale. L'électronique ici devient humaine, est un processus au service de la voix vivante. Incarnée, elle magnifie le surgissement miraculeux des sons, la jeunesse rayonnante d'une oeuvre qui, si elle appartient à l'évidence à la mouvance psychédélique, n'a rien perdu aujourd'hui de son souverain naturel. La musique est toujours authentiquement pour Alvin une aventure dans laquelle on se jette à corps perdu, un viatique qui transporte et transfigure celui qui s'y abandonne. Loin des écoles et des sectarismes, elle est à la fois individuelle, composée et interprétée par le seul Alvin (voix, synthétiseur, piano et bande magnétique), et universelle comme peut l'être un raga acoustico-électronique. Aussi est-elle un classique, dans le sens de plus noble du terme, sans âge, dans sa beauté improvisée au bord du temps. Un disque indispensable. Merci encore, Alvin.
Prolongements
- le
site d'Alvin Curran, sur lequel vous trouverez un (trop) court échantillon des Canti,dans la section "Listen".
- un extrait des Canti Illuminati :

- Ecoutez Light over water, symphonie pour cuivres et synthétiseurs, composée en 1983 par John Adams, publiée avec Shaker Loops en 1987 chez New Albion Records.
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Programme de l'émission du dimanche 7 septembre 2008
La reprise, avec trois compositeurs majeurs : piano, musique électronique pure, puis mixte.
Kyle Gann : Sexy/ Sad/ Sentimental/ Swingin'/ Saintly (pistes 1, 2, 3, 6, 5, 19' ), extraits de Private Dances (New Albion Records, 2007)
Daniel Menche : Three (p.3, 19' 20), extrait de Glass Forest (Important Records, 2008)
Alvin Curran : Partie 1 (p.1, 26' 50), extrait de Canti Illuminati (Fringesrecordings, 2002)

Published by Dionys - dans Alvin Curran
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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 14:27

  Carl-Stone-2.jpg  Daniel-Menche-2.jpgCarl Stone et Daniel Menche, deux compositeurs américains nés respectivement en 1953 et 1969, sont de vieux routiers de la scène électronique. Carl, le Californien, compose de la musique électro-acoustique depuis les années 70, intervient aussi bien dans son pays qu'en Australie ou, assez régulièrement, au Japon où il écrit pour des chorégraphes, des cinéastes, conçoit des programmes radiophoniques et des installations multimédia. Daniel, originaire de l'Oregon, est l'auteur d'une vingtaine d'albums sur différents labels.

   Unseenworld , label qui se consacre aux rediffusions d'oeuvres d'avant-garde, a republié en février de cette année l'un des tout premiers albums de Carl Stone, Woo Lae Oak, sorti en 1982. Plus de vingt cinq ans plus tard, le disque n'a rien perdu de son étrangeté lancinante. Une seule composition de 54 minutes déploie ses boucles électroniques à partir d'une simple corde frottée produisant un tremolo continu et d'une bouteille jouée en soufflant à l'intérieur. Le résultat n'est pas sans évoquer la musique traditionnelle japonaise avec les sonorités du shakuhachi (la bouteille devient flûte de bambou...) : à écouter assez doucement, on se trouve devant un lac très calme, nimbé de brume, dont la surface reflète parfois le passage des grues. Woo Lae Oak, qui doit son titre à une chaîne de restaurants coréens, dont un est justement installé à Los Angeles, est, à la croisée du dépouillement zen et du minimalisme le plus rigoureux, un témoignage troublant des possibilités d'un usage basique de la bande magnétique.
   Glass Forest, sorti aussi  en février chez Important records, serait le dernier disque compact de Daniel Menche, qui dit ne plus publier dorénavant que des vinyles ou des DVDs. Trois morceaux, trois plongées de vingt minutes à l'intérieur d'un drone vivant, parcouru de frémissements, pulsations, crépitements, sonneries lointaines : propulsés au coeur obscur de la matière, nous écoutons sidérés le chant libéré de l'infiniment imperceptible qui nous submerge. Musique terrifiante, inexorable, à trembler : un train qui fore vers le centre de la terre, vers le centre du noyau central du grand rien où l'homme n'existe pas. Dans la forêt de verre chaque son nous atteint, scande notre néant : musique pascalienne en somme, qui bannit tout divertissement. Le troisième titre, d'une incroyable splendeur noire, conclut un album dans la lignée du travail d'une Annie Gosfield (cf. articles du 24 avril et du 2 mai 2008).
















- le
site de Carl Stone, riche en MP3 de musique électronique en direct.
- le
site de Daniel Menche.
- le site My space du
label Unseen Worlds, sur lequel vous pourrez écouter un extrait du disque de Carl Stone, et aussi de KMH, de Lubomyr Melnyk (cf. article du 6 mars 2008).
- une vidéo à partir d'un titre de Carl Stone extrait d'une compilation de ...1996 !!

29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 09:26
   Je tiens d'abord à remercier tous les internautes qui ont sacrifié un peu de leur précieux temps estival pour visiter mon blog. Votre soutien m'incite à poursuivre l'immense défrichage des musiques inouïes, que les médias frileux et démagogues délaissent honteusement : Internet est heureusement le refuge de tous les curieux, passionnés, exigeants, chercheurs de beauté et d'absolu, n'ayons pas peur des mots. L'aventure continue avec un compositeur dont j'ai déjà un peu parlé (voir mon article du 7 juillet), qui fut pendant vingt ans critique musical et chroniqueur au Village voice, heddomadaire new-yorkais ouvert sur la création contemporaine, journal qu'il a quitté en 2005.
  Kyle-Gann-Private-dances.jpgKyle Gann, né en 1955, n'est pas seulement un connaisseur de la musique d'aujourd'hui, auteur notamment d'un livre sur Conlon Nancarrow, c'est un compositeur passionnant, ouvert à toutes les expérimentations (intonation juste, écriture micro tonale, emploi de synthétiseurs, pianos mécaniques et ordinateurs) et accessible au néophyte, comme en témoigne son dernier disque, paru  voici peu chez New Albion.
   Private dances
rassemble des pièces pour piano et deux compositions pour ensemble de chambre : pas d'électronique, ni d'expérimentation, seulement un clavier échantillonné sur un titre. Le disque s'ouvre sur les Private dances éponymes, six ravissantes danses pour piano, respectivement "Sexy", "Sad", "Sentimental", "Sultry", "Saintly", "Swingin'" : entre tango et boogie-woogie, elles déploient leur grâce fragile dans une évidence limpide qui fait totalement oublier la complexité rythmique des structures, les idées qui ont présidé à leur naissance. Le cycle culmine pour moi avec "Saintly", sa mélodie frémissante qui s'élance sans cesse par dessus un obstinato de notes graves, comme un effort pour atteindre la merveille, avant l'apaisement. Hovenweep, le titre suivant, porte le nom d'un village indien bien préservé à la frontière entre le Colorado et l'Utah, qui fut le centre de la civilisation Anasazi entre le Vème siècle avant J.C. et le quatorzième siècle de notre ère. Kyle Gann puise régulièrement son inspiration chez les premiers Américains. La pièce pour ensemble de chambre évoque une assemblée d'esprits : introduction très mystérieuse au piano, appels dans la nuit, les instruments répondent et chantent à l'unisson avant de raconter chacun leur histoire. Dix minutes chaleureuses, colorées par les timbres variés de la flûte, de la clarinette, du violon et du violoncelle, discrètement puis fougueusement rythmées avant le retour du grand mystère : un morceau que d'aucuns trouveront bien peu novateur, mais tel n'est pas le projet, puisque le propos est de revenir aux sources, aux premiers chants, et qu'il s'agit de charme, au sens premier, d'incantation. Ensuite, "Time Does Not Exist", pour piano, offre ses treize minutes de descente intérieure, lentes spirales, marches descendues, chapelets de notes comme des éclaboussements lumineux, cheminements plus vifs et piétinements tendus, le temps brouillé, nié dans le dédale pianistique, l'ombre du dernier Franz Liszt, des traces de Morton Feldman aussi : à lui seul, ce morceau justifie l'achat du disque ! Je suis moins enthousiaste poutr le titre suivant, "The Day Revisited", où les cinq instruments sont accordés selon les principes de l'intonation juste : ce qui est extraordinaire pour le seul piano sous les doigts de Michael Harrison et  de quelques autres, est vraiment déroutant pour l'oreille appliqué aux cinq instruments de ce quintet de chambre : supportable au bout de plusieurs écoutes, pas encore délectable...Le disque s'achève heureusement avec une nouvelle très belle pièce pour piano, toujours interprétée par l'excellente Sarah Cahill (déjà présente sur Savage Altars de Ingram Marshall), "On Reading Emerson" : lyrique et passionnée, contrastée et fantaisiste.
  Je vous présenterai bientôt d'autres oeuvres de Kyle Gann, qui est aussi un blogueur régulier, très conscient que la presse ne permettrait plus aujourd'hui des chroniques comme les siennes.
- le
blog de Kyle
- son site offre plus de quatre heures de MP3 à télécharger..: on y découvre un touche-à-tout plein d'humour ! A vous de choisir...                                        

30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 10:59
    Mes articles du 7 et 13 décembre 2007 vous ont déjà présenté Michael Harrison, le maître de l'intonation juste, proche de La Monte Young et de  Terry Riley. Le voici au piano dans cette vidéo d'un peu plus de sept minutes. Ce n'est qu'un fragment du disque Revelation paru chez Cantaloupe en 2007. Laissez-vous porter sur les ailes de la musique.                                      

Voici le finale sur une autre vidéo très minimale (la pochette en plan fixe, et ça sature un peu.).


22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 22:39
   Voilà un moment que je pense à vous présenter quelques vidéos inspirées par les musiques de David Shea (ou pour lesquelles il a composé la bande sonore), musicien dont l'un des morceaux sert d'indicatif d'ouverture à mon émission depuis quelques années, et auquel j'ai consacré un article le 3 juillet 2007.
One ride pony est le résultat de la collaboration entre la danseuse Suzanne Ohmann et l'artiste visuel Alex Vermeulen. La danseuse a remporté le premier prix au "Festival aan de Werf" d'Utrecht en 1995, avant d'avoir l'idée d'en faire un court film. La composition puissammment colorée, visuelle, de David Shea, écrite spécialement pour le film, est une réussite indéniable de la musique électronique. Plus de dix minutes inspirées pour apprécier l'été...

   Seem est un court-métrage expérimental de Ben de Loenen et Tijmen Hauer réalisé pour le Festival International du Film de Rotterdam en 2005 sur une musique de David. Film magique en noir et blanc sur l'écriture, ses pouvoirs er ses illusions. Il est peut-être incomplet (?)

   Le troisième film, Scènes de Seine, a été réalisé par Christian Jacquemin sur la musique de Tryptich III (version très proche de l'indicatif). Il propose une navigation dans un environnement urbain modélisé au moyen de formes simples et abstraites, s'inspirant du livre Espèces d'espaces de Georges Pérec, dont le prière d'insérer est dit par Philippe Mondon au début du film :

L'espace de notre vie n'est ni continu, ni infini, ni homogène, ni isotrope. Mais sait-on précisément où il se brise, où il se courbe, où il se déconnecte et où il se rassemble? On sent confusément des fissures, des hiatus, des points de friction, on a parfois la vague impression que ça coince quelque part, ou que ça éclate, ou que ça se cogne. Nous cherchons rarement à en savoir davantage et le plus souvent nous passons d'un endroit à l'autre, d'un espace à l'autre sans songer à mesurer, à prendre en charge, à prendre en compte ces laps d'espace. Le problème n'est pas d'inventer l'espace, encore moins de le ré-inventer (trop de gens bien intentionnés sont là aujourd'hui pour penser notre environnement...), mais de l'interroger, ou, plus simplement encore de le lire; car ce que nous appelons quotidienneté n'est pas évidence mais opacité: une forme de cécité, une manière d'anesthésie.

Le film est découpé en cinq scènes, chacune correspondant à une association entre une évocation géographique personnelle et un moment de la journée. Vous trouverez le film au format Windows media à l'adresse suivante :

http://aii.ensad.fr/travaux/02-03/seine/seine.wmv

 
Pour plus de renseignements sur le film : http://aii.ensad.fr/travaux/02-03/seine/index.htm (les données ci-dessus en sont extraites)

Je dédie ce choix à Bernard T., que je remercie de ces réactions et suggestions. J'espère que tu auras reçu mon courriel.

18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 17:45
   Ce blog date de fin février 2007, mais l'émission de radio que je produis est bien plus ancienne. Les classements antérieurs me permettront de brosser un panorama plus vaste de la production musicale de ce début de vingt-et-unième siècle, et même de la fin du siècle précédent. Avec le recul, tout se décante, aussi les classements seront-ils a priori plus resserrés. Je dis a priori, car je ne cesse de découvrir des disques formidables qui m'avaient échappé. Qui peut prétendre aujourd'hui suivre toutes les parutions ? Ces listes seront donc au besoin réactualisées au fur et à mesure des découvertes. Il pourra paraître surprenant que ni Steve Reich, ni Brian Eno, deux de mes musiciens de référence, ne soient pas parmi les cinq premiers : c'est que la concurrence est dure, les premières places étant occupées par des albums exceptionnels, magistraux, de compositeurs (ou d'interprètes dans le cas de Dominic Frasca) qui sont de la même étoffe, quoique moins connus, très injustement d'ailleurs.
                        
                                    












                                                                                              

 









1.    Alvin Curran                
Inner Cities                     Long Distance
2.    David Lang                    Elevated                         Cantaloupe
3.    Dominic Frasca            Deviations                      Cantaloupe
4.     Pierre-Yves Macé        Circulations                    Sub Rosa
5.    Ikue Mori                        Myrninerest                      Tzadik
6.     David Shea                  The Book of Scenes       Sub Rosa















7.     Steve Reich                 
You are (variations)                          Nonesuch
8.     Half Asleep                    (We are now)seated in profile        Unique records
9.     Brian Eno                       Another day on earth                      Opal
10.   Ivá Bittova / Bang On a Can    Elida                                 Cantaloupe
Published by Dionys - dans Classements
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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 00:01
 Je viens de découvrir Spyros Polychronopoulos, au nom prédestiné, à travers une vidéo de Horchata (dont j'ignore tout..) réalisée à partir de son remix du titre Cellar de ce grec dont je vous reparlerai sans doute bientôt. Voici la vidéo, étonnante, sur cette musique abyssale.
  L'émission reprendra début septembre, la radio fermant en août, mais je vous ai prévu quelques articles d'ici là : un peu de lecture, pas trop, et quelques surprises (bonnes, je l'espère...)!