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Musiques Singulières

    Pour les amateurs de dépaysement, de découvertes. Formats longs bienvenus : prendre le temps de la musique !
    Index des musiciens à votre disposition dans la Catégorie du même nom.
Créé le 20 février 2007, ce blog prolonge une émission sur Radio Primitive, Reims, la plupart des lundis de 22 à 23 heures. 
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Chers visiteurs,

  Désolé pour l'invasion publicitaire, consternante : je la déplore et j'en souffre autant voire plus que vous. En attendant une alternative (pas facile), je vous conseille, si vous naviguez avec Firefox, d'installer une extension anti-pub.

13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 14:39

   Devant l'invasion publicitaire, j'aimerais aller voir ailleurs, changer l'aspect de ce blog. Je sais, énorme travail en perspective, surtout pour le déplacement des articles anciens. Bref, qui pourrait m'aider, m'indiquer les étapes à suivre, pas à pas, déjà pour créer le blog ? J'ai déjà tenté de télécharger Wordpress, mais je me perds ensuite dans les dossiers où caser tout ça, ce n'est pas clair dans ma tête. D'avance, je remercie ceux qui accepteraient de me tutorer...Si certains ont d'autres idées de plateforme vraiment viable, efficace, sans publicité, gratuite, je suis aussi preneur. C'est vrai qu'il y a ensuite le problème de l'hébergement, et là difficile d'obtenir la gratuité, je suppose. Vous pouvez me contacter par le formulaire de contact tout en bas de la page.

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 17:36

Programme de l'émission du lundi 30 mars 2015

Le Ciel brûle :

* HRSTA : Beau village / Hechicero del Bosque (Pistes 2 & 6, 13'37), extraits de Ghosts will come and kiss your eyes (Constellation, 2007)

"Hechicero del bosque" en écoute ci-dessous :

* Terminal Sound System : Keepers (p. 4, 7'37), extrait de Dust Songs (Denovali Records, 2014)

Philip Glass : Dreaming awake (p. 9, 14'48), extrait de Glassworlds 1 (Grand Piano, 2015)

Michel Banabila & Oene Van Geel : Hephaistus (p. 1, 12'51), extrait de Music for viola and electronics (Tapu Records, 2015)

Ci-dessous, extraits de cette nouvelle collaboration entre les deux musiciens :

Les Fragments de la Nuit : Marche nocturne (p. 7, 4'38), extrait de Demain, c'était hier (Equilibrium Music, 2014)

En écoute ci-dessous :

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 14:42

Dustin-O-Halloran-Vorleben.jpg   Publié une première fois en 2010 dans une édition limitée à 450 exemplaires du label berlinois sonic pieces, Vorleben, du pianiste américain Dustin O'Halloran est encore disponible en cd sur FatCat depuis 2011, qu'on se le dise. J'avais apprécié Lumiere paru sur le même label : j'ai vraiment un coup de cœur pour Vorleben, enregistré en concert dans la Grunewaldkirche de Berlin. Dès "Opus 54" qui ouvre l'album, il y une évidence, une clarté bouleversante. Cette mélodie poignante filée au long de boucles fluides revient vous assaillir, vous envelopper dans ses lassos de lumière. Oh, rien de révolutionnaire ou d'avant-garde, des pièces davantage dans la tradition d'un Chopin - "Opus 21" et sa valse langoureuse, rêveuse - d'un Bach dont la rigueur imprègne "Opus 17", sorte de mini fugue, ou dans celle d'un minimalisme à la Philip Glass dans le très bel "Opus 28". Autant de pièces que le pianiste enfile pour en faire un collier de pierreries : les enchaînements sont limpides, l'émotion ne faiblit jamais. On se laisse porter par ce lyrisme qu'on pourrait trouver facile s'il n'était pas d'une si désarmante sincérité, totalement dénué d'afféterie. Cela s'entend, l'église retient son souffle pour se laisser remplir par la beauté de ce piano touché avec tant de respect. La sensibilité frémissante n'exclut pas la fougue comme dans le très beau développement choral, quasi pulsant dans la seconde partie de "Opus 3", la plus longue composition avec ses cinq minutes et cinquante secondes, développement qui prend pour finir une tonalité plus introspective. "Opus 37", qui termine le programme, se situe quelque part entre Janacek...et nous : interrogatif, pudique, au seuil du silence et des applaudissements finaux, heureusement éliminés entre chaque composition. Faites écouter ce disque, vous verrez qu'il séduit des gens aux goûts très différents parce qu'il frappe à la bonne porte, celle des sentiments humains. On comprend que Dustin soit sollicité pour écrire des musiques de film : sa musique fait vibrer le meilleur en nous. Trois titres se retrouvent d'ailleurs sur la BO de Marie-Antoinette de Sofia Coppola. À noter que le concert a été enregistré à l'occasion de la fête organisée pour la sortie de l'album The Bells de Nils Frahm, et sur le même piano, en présence notamment de Greg Haines...

Paru en 2010 chez sonic pieces / Reparu en 2011 chez FatCat / 10 titres / 36 minutes environ

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Pour aller plus loin

- le disque en écoute sur soundcloud

- le minimaliste "Opus 28" en fausse vidéo :

 

 

- comme pour mon dernier article, je cède à l'envie de lui associer une œuvre, une photographie : Maya Deren (née Eleanora Derenkowskaia, à Kiev en 1917, morte à New-York en 1961, importante réalisatrice de films expérimentaux dans les années 1940 - 1950) photographiée par son mari Alexander Hackenschmied, photographe autrichien né à Linz en 1907 et mort à New-York en 2004. Trouvée sur la page Facebook de Theater of the Sublime. Et mise sur ma page ! (lien colonne de gauche)

   Le lien, c'est l'émotion :

Hackenschmied--Alexander--Maya-Deren.jpg

Programme de l'émission du lundi 4 février 2013

                      De la lumière des choses

Brian Eno : Première partie (Piste 1, 19'20), extrait de Lux (Warp / Opal, 2012)

Roger Eno : Études pour clavier n°s 1 à 6 (p.1 à 6, 13'), extraits de 18 Keyboard Studies by Hans Friedrich Micheelsen (Opal, 2002)

Pantha du Prince + The Bell Laboratory : Wave / Particle (p.1-2, 16'30), extraits de Elements of Light (Rough trade, 2013)

Christian Fennesz + Ryuichi Sakamoto : Part two (Disque 1 / p.1, 5'40), extrait de Flumina (Touch, 2011)

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 22:08

   En plein Stare Mesto, non loin des flux piétonniers de Prague, une ruelle d'un autre temps, oubliée. Une galerie s'y est installée. C'est là que je découvre Reiko Imoto, photographe japonaise née à Kobe, qui a étudié aux États-Unis et vit à Bruxelles. Ses photographies interrogent le temps, questionnent la réalité en dévoilant d'autres strates, d'autres perspectives. Prague, après tout, est à moins de cent kilomètres de Litomerice, la ville natale d'Alfred Kubin, dessinateur de génie et auteur de cet étonnant roman, L'Autre côté, paru en 1909, qu'il illustra lui-même.

   Je vous propose un photo-montage de Reiko, illustré par une musique de Peter Smith (que je n'ai pas identifié), musique parfaitement sinistre. Faites de beaux cauchemars...


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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 18:12
   Le mardi 20 février 2007, je posais la première pierre de ce blog, qui compte aujourd'hui 177 articles, répertorie autour de 200 disques et autant de musiciens, compositeurs. Trois ans de découvertes, de recherches, d'évolution et de tournants. De multiples contacts avec des musiciens d'un peu partout, avec des blogueurs fureteurs : qu'ils soient tous ici remerciés pour leur soutien !
   Je viens de relire le premier article, consacré au "concept de l'émission". Rien à y changer, sauf en ce qui concerne les références, aujourd'hui beaucoup plus diversifiées. Défenseur passionné des musiques minimalistes et de toute une pop expérimentale, ambiante, je me suis progressivement ouvert aux musiques électroniques, grâce notamment aux différents volumes de l'Anthology of Noise & electronic Music parue chez Sub Rosa, admirable compilation dûe à l'énorme travail de Guy-Marc Hinant : c'est à lui que je dois la découverte d'Autechre, de Daphne Oram, de Beatriz Ferreyra, de Maja Ratkje, de Tod Dockstader, et de quelques autres. Je n'ai d'ailleurs pas exploré toutes les pistes. Mais j'ai appris à écouter et apprécier des musiques que je trouvais jusqu'alors inaudibles, laides. Pas toutes, bien sûr, mais le chemin était ouvert vers des artistes comme l'allemande Antye Greie dont je viens de chroniquer deux albums. Parallèlement, j'ai fréquenté assidument les sites internet de mes labels de prédilection, rebondi sur des labels cousins. Grâce à Tzadik, j'ai déniché Annie Gosfield et Ikue Mori, deux compositrices rares. Cantaloupe, le label de mes nouveaux favoris, David Lang et Julia Wolfe, s'est révélé un vecteur idéal pour découvrir nombre de compositeurs américains décomplexés, qui se plaisent à brouiller les frontières, à marier la musique contemporaine pure et dure avec le rock, le jazz, les musiques du monde.
   Du côté de la Radio Primitive, en dépit de l'arrivée d'un certain nombre de titres sous forme de fichiers peu aisés à consulter (à moins de vivre dans les locaux...), les envois des maisons de disques m'ont procuré quelques pépites assez inattendues si l'on considère que la radio est orientée rock : Scott Walker, chanteur qui s'est bien éloigné de son début de carrière pour édifier une oeuvre puissamment personnelle ;  Half Asleep, étonnant duo belge où la pop se mâtine de minimalisme ; plus récemment le trio Aufgang, deux pianistes de formation classique et un percussionniste pour des compositions inclassables, entre musique contemporaine et électro. Je ne suis pas sûr que les musiciens, les producteurs, les distributeurs, estiment à sa juste valeur le travail de fond des radios associatives, en train de disparaître faut-il le rappeler - l'avenir de la Primitive est en point d'interrogation, à ce propos... Elles contribuent à la diversité du paysage musical, aussi ne serait-il pas temps que la communauté musicale se mobilise pour soutenir cette trame qui depuis 1981 a lancé tant d'artistes aujourd'hui célèbres, ou qui ont trouvé leur place ? La multiplicité foisonnante d'Internet pourra-t-elle jouer le même  rôle, offrir des relais commodes, repérables ?
   Je ne vais pas tout inventorier, rassurez-vous : c'est à vous de fouiller dans ce qui a pris mine de rien la tournure d'une encyclopédie irraisonnée des musiques d'aujourd'hui. Irraisonnée, car partiale, sous le signe de la passion, du dilettantisme à la Stendhal. Je suis un butineur, je suis mes humeurs, je n'en fait qu'à ma tête, ou qu'à mes oreilles plutôt, capable de faire succéder à un disque  de musique expérimentale un album (presque) folk, une galette inclassable.  D'où ma difficulté à constituer des catégories. J'essaie de les concevoir assez larges, mais je trouve toujours des musiques qui  en débordent, qui ne rentrent dans aucune case. À la limite, mon sous-titre suffirait : "Musiques Singulières", uniques, personnelles, originales. Et comme toutes les musiques que l'on trouve infiniment belles, elles sont inactuelles, au même titre que le Requiem  de Mozart, le Sacre du Printemps de Stravinski ou le Concerto pour orchestre de Bartok.
  L'aventure continue. Le disque survivra-t-il à la crise ? Je l'espère. Les vrais musiciens ont besoin de ce vecteur pour créer des ensembles cohérents dans lesquels l'auditeur doit apprendre son chemin. À quoi rime de ne picorer que des fragments, à moins de se contenter du seul format de la chanson de trois minutes, et c'est un peu comme si toute la poésie se réduisait à la seule forme sonnet et toute la littérature narrative à la seule nouvelle, très courte de surcroît ? Pochettes et livrets prolongent la musique, la situent dans un environnement artistique irremplaçable...quand le travail est soigné. Le disque se porte mal aussi à cause du peu de soin apporté à sa présentation. Combien  de pochettes illisibles, vides de tout renseignement ? Même pas les paroles des morceaux , ou pas la politesse d'une présentation bilingue, voire trilingue. Je suis anglophile, mais j'en ai assez  des artistes qui désertent leur langue pour ne proposer que l'anglais, un pauvre anglais de plus, aux ailes coupées.  Les meilleures maisons de disques pensent toutefois à l'acheteur. Le label américain  Mode offre des livrets trilingues. Je suis tombé récemment sue deux disques de Katia et  Marielle Labèque, deux pianistes que j'aime beaucoup, sur le label KML Recordings. Le site internet  est en anglais, mais les deux disques sont bien présentés dans des livrets bilingues, avec les paroles in extenso  pour le très beau De Fuego y de Agua - pas chroniqué !, avec la chanteuse Mayté Martin. Voilà ce qu'on attend des maisons de disque, et qu'elles cessent de se lamenter en se coupant l'herbe sous le pied !!
   Je termine en rappelant que j'essaye de répondre à tous, mais que je n'ai guère le temps de faire un blog interactif avec classement des blogueurs, comme le fait Art-rock, j'imagine qu'il est à la retraite pour avoir tant de temps, non, je plaisante (à peine). Je suis père de famille et j'exerce un métier qui me passionne aussi. Par contre, vos commentaires sont les bienvenus. J'ai l'impression que vous n'osez pas toujours vous manifester, peut-être par manque de temps ou parce que je vous intimide. Ne vous laissez pas impressionner par mes critiques enthousiastes. C'est mon tempérament. Je ne chronique que ce que j'aime, durement sélectionné (à la radio, sur 20 disques passés au laminoir de l'écoute rapide de quelques débuts de morceaux, il n'en reste parfois qu'un seul, et parfois rien, heureusement que j'ai mes filières, mes réseaux !). J'allais oublier : vos suggestions sont également les bienvenues, j'ai toujours une oreille qui traîne...
   Une video d'un titre de l'album De Fuego y de Agua que j'évoquais ci-dessus. Manière d'indiquer encore un chemin possible, entre musique classique et chanson.

Programme de l'émission du dimanche 21 février 2010
Ingram Marshall : The Fragility Cycle (Gambuh) (piste 4, 14' 59), extrait de September canons (New World records, 2009)
Antye Greie : Do Nothing Until (A Quiet Sense Of Truth Is Established) / We Break Out / Dis-Hero Equals / Einzelkämpfer / Her Beauty Kills Me (p.1 à 5, 25' ), extraits de Einzelkämpfer (Agf Producktion, 2008)
Port-Royal : hva (failed revolutions) / Nights in Kiev / Exhausted muse : Europe (p.1-2-4, 25' ), extraits de dying in time (debruitetdesilence, 2009)
Joan Jeanrenaud : Ink blot / Blue kite / Livre (p.7 à 9, 4' 35), extraits de Strange toys (Talking house Records, 2008)
                            
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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 18:44
Inactuelles est née en 1981 d'un constat : la plupart des programmes musicaux radiophoniques font l'impasse sur l'essentiel des musiques singulières qui émergent un peu partout, soit parce qu'elles sont jugées trop difficiles, soit parce qu'elles excèdent le format "commercial" de trois ou quatre minutes, ou encore parce qu'elles ne rentrent pas dans les catégories référencées, en vogue. L'émission s'est donc voulue une alternative à la standardisation, à la spécialisation, une ouverture sur l'infinie diversité de la création contemporaine. Elle prend le temps de la musique : que le morceau dure trois ou cinquante minutes, il est diffusé dans son intégralité, sans être rogné sauvagement ou subrepticement. Construite en fonction de l'humeur, de mes découvertes, des sorties quand même (la radio reçoit les nouveautés envoyées aux radios membres de la Férarock), Inactuelles se développe autour d'un compositeur, d'un disque, d'un instrument, d'un thème, d'un climat, tissant des relations plus ou moins évidentes, voire surprenantes, entre des musiques qu'on n'attend guère se côtoyer. Entre inactualité et actualité, elle diffuse des disques oubliés, mal ou pas distribués en France, donne des coups de projecteur sur des oeuvres phares, les dernières sorties qui risqueraient de passer inaperçues. Parmi les références de l'émission, Steve Reich, Thom Yorke ou Brian Eno.
 
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