Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Musiques Singulières

    Pour les amateurs de dépaysement, de découvertes. Formats longs bienvenus : prendre le temps de la musique !
    Index des musiciens à votre disposition dans la Catégorie du même nom.
Créé le 20 février 2007, ce blog prolonge une émission sur Radio Primitive, Reims, la plupart des lundis de 22 à 23 heures. 
N.B Format de votre fenêtre presque carré pour voir le haut des colonnes !

Recherche

Publicités imposées !

Chers visiteurs,

  Désolé pour l'invasion publicitaire, consternante : je la déplore et j'en souffre autant voire plus que vous. En attendant une alternative (pas facile), je vous conseille, si vous naviguez avec Firefox, d'installer une extension anti-pub.

4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 17:28

   Philip Glass, l'un des phares de la musique répétitive / minimaliste avec Steve Reich, Terry Riley, LaMonte Young, fête cette année ses soixante-quinze ans. Pour lui rendre hommage, le Collège des Bénardins organise un concert événement : à l'occasion de la Nuit Blanche, samedi 6 octobre, le pianiste Nicolas Horvath, déjà en première ligne avec un autre concert consacré aux concertos pour piano (voir article antérieur) du même compositeur, s'est lancé un beau défi : interpréter l'intégralité de sa musique pour piano. Près de 5h 30 dans la nef des Bernardins, de 21h à plus de 2h du matin. Il renoue ainsi avec l'esprit des concerts fleuves de Riley, LaMonte Young, ou encore Charlemagne Palestine (que je n'ai pas mentionné ci-dessus). Amis noctambules, réjouissez-vous, voici le programme !

21h : Glasstroduction
Opening / The Orphée Suite

21h30 : Glasstuoso
Études n° 1 à n° 10

22h : Glassics
Metamorphosis n° 1 à n° 5 / Mad Rush / Modern Love Waltz

22h20 : Glass et le cinéma
The Hours / Candyman Theme / Truman Sleeps / Dreaming of Fiji / Reunion / Notes on a Scandal

23h20 : Glassics II
Dreaming awake / Trilogy sonata / A Musical Portrait of Chuck Close / Epilogue of Monster of Grace / Wichita Vortex Sutra

00h20 : Glass l’avant-gardiste I
1+1 / How Now / Music in Contrary Motion / 2 Pages / Music In Fifths
01h20 : Glass l’avant-gardiste II
600 Lines

02h10 : Fin
 
Entrée libre dans la limite des places disponibles. 

Localisation :

Collège des Bernardins
20 rue de Poissy- 75005 Paris
Tél. 01.53.10.74.44
www.collegedesbernardins.fr
Métro : Cardinal Lemoine, Maubert-Mutualité, Jussieu
Bus : 63, 86, 87, 24, 67,47,89
Parking : Maubert - Collège des Bernardins

 

Pour aller plus loin

- si vous hésitez à vous lancer dans la pléthorique discographie de Philip Glass, profitez-en pour découvrir le premier coffret "Minimal piano Collection" du pianiste Jeroen van Veen : neuf cds consacrés au minimalisme, dont au moins trois à la seule œuvre de Philip Glass. Dans l'article, une vidéo montrant Jeroen interprétant en concert "Mad rush".

- Philip Glass au piano, le 4 septembre 2011, en Californie. Une belle jeunesse !!!

 

 

25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 21:23

   Une fois n'est pas coutume, je vous fais part d'un événement concocté par Nicolas Horvath, jeune pianiste rencontré lors de l'(entre)ouverture du Palais de Tokyo, le 12 avril dernier, après le semi-échec de la nuit consacrée à une autre intégrale, celle des Inner Cities (ce blog balbutiait encore) d'Alvin Curran , cycle pourtant magnifiquement servi par le pianiste Daan Vandewalle, mais desservi par une organisation déplorable, incapable d'assurer le silence dans la salle.

Concert Exceptionnel

"Hors les murs"  : Première intégrale des concertos pour piano de Philip GLASS
Jeudi 27 Septembre 2012 à 20h / Théâtre des Variétés - Monaco

 A l'occasion de son 3ème Anniversaire, l'Entrepôt, à Monaco, propose un concert exeptionnel: la première intégrale des Concertos pour piano de Philip GLASS.
De plus, en hommage à Philip GLASS, trois grands compositeurs internationaux offrent trois "bis" en création mondiale.
Programme :
- Philip GLASS : 1er Concerto pour piano, dit  "Tirol Concerto", deuxième exécution nationale.
- Jeroen VAN VEEN : « Minimal Prelude 26 ; Hommage to Philip Glass »
                                        (première exécution mondiale)

 - Philip GLASS : "Dracula : Suite", première exécution nationale.
- Regis CAMPO : « A Smiley for Mister Glass », (première exécution mondiale)

Entracte

- Philip GLASS : 2ème Concerto pour piano, "After Lewis and Clark", première exécution nationale.
- Kyle GANN : « Going to bed », première exécution mondiale

ENSEMBLE INSTRUMENTAL DE NICE / DIRECTION : Avner SOUDRY 

PIANO : Nicolas HORVATH

Le concert sera suivi d'un cocktail anniversaire à l'Entrepôt, au 22 rue de Millo.
 Plein tarif : 28€ / Tarif réduit : 15€
Tarif réduit en vente uniquement à la Galerie l'Entrepôt, 22 rue de Millo, Monaco

 Notes concernant les œuvres au programme :
 - 1er Concerto pour piano : Aussi nommé « Tirol Concerto », écrit pour piano et orchestre à corde, sans doute influencé par Dimitri CHOSTAKOVITCH, il possède tous les éléments typiques de l'écriture minimaliste de GLASS. Le concerto est devenu fameux car la mélodie de son deuxième mouvement a été réutilisée dans le film « The Truman Show », musique qui a valu à Philip GLASS un Grammy Award.
- Dracula : Suite / En 1998, alors qu'Universal s'apprète à rééditer le chef d'oeuvre de Tod BROWNING, on commande à Philip GLASS de composer une Bande Originale qui par faute de moyens n'avait jamais été exclusivement composée. Philip GLASS voulant selon ses mots : « refléter l'atmosphère de cette fin du XIXème siècle ». Ayant un grand succès l’œuvre est souvent présentée en version Ciné-Concert. Beaucoup plus rare en concert, la « Dracula : Suite » en est un condensé adoptant la forme d'un concerto pour piano. En se recentrant sur les éléments principaux et en évitant les nombreuses répétitions nécessaires pour une BO, l’œuvre est sombre et dense.
-  2ème Concerto pour piano : Aussi nommé « Concerto After Lewis and Clark » en hommage à la première expédition transcontinentale. D'une écriture bien plus traditionnelle pour le piano, de facture fortement romantique, l’écriture est plus virtuose et de même que, pour la première fois des passages solo de hautes envolées font leur apparition. Œuvre brillante et lyrique.

------

Nicolas, je ne pourrai pas être à Monaco ! Je me console en espérant t'envoyer quelques spectateurs - auditeurs de plus.

En attendant, le second mouvement du "Tirol concerto", orchestre dirigé par Dennis Russell Davies, et photographies de Petra, en prime :

 

10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 16:33

   Une fois n'est pas coutume, je signale deux événements.

   Le premier — au moins double, voire triple — c'est l'entre-ouverture du Palais de Tokyo, à Paris : 28 heures non stop de concerts, installations. Pas question de présenter tout. Je retiens les deux sessions du pianiste Alain Kremski, la première jeudi 12 avril entre 18h05 et 21h, la seconde le lendemain entre 18h et 22h. Il interprètera de larges pans de l'œuvre de Georges Gurdjieff et Thomas de Hartmann, gravée dans l'admirable série de douze cds parus chez Naïve. D'autre part, le pianiste Daan Vandewalle interprètera l'intégrale du cycle des Inner Cities d'Alvin Curran : quatorze pièces dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13, entre 0h et 5h environ ! Un concert marathon, performance nocturne de surcroît, pour ce monument du piano contemporain.

   Le second aura lieu lundi 16 avril à 19h30 au Café de la Danse, toujours à Paris. En première partie, Guillaume Gargaud, musicien français de la scène électronique également présent dans ces colonnes. Le concert continuera avec A Winged Victory for the Sullen, la rencontre de Dustin O'Halloran (piano) et d'Adam Wiltzie (guitares et synthétiseurs) de  Stars of the Lid, accompagnés d'un trio de cordes (violoncelle, violon, alto).

   Vous savez presque tout : les liens sont dans les lignes qui précèdent.

Pour aller plus loin

- une belle improvisation de Guillaume Gargaud en direct :

 

 

- "Inner Cities 9" interprété en direct par un autre pianiste, Kurt Jordan, le 23 septembre 2009 : soyez patients, vous serez récompensés. Longue introduction très lente (et belle...) de sept minutes environ, mais après...!

 

 

Programme de l'émission du lundi 9 avril 2012

Dustin O'Halloran : Opus 55 (Piste 8, 6'05), extrait de Lumière (FatCat records, 2011)

Guillaume Gargaud : Sortir / Lost Chords (p. 2-8, 8'30), extraits de Lost chords (DeadPilot records, 2010)

Georges Gurdjieff / Thomas de Hartmann : La première prière du derviche / Exercice (1924) n°4 (p. 1-4, 8'03), extraits de  La première prière du derviche  (Volume 8 / Naïve, 2001)

                                               Chant d'Orient (p.4, 2'06), extrait de Méditation (Volume 4, Naïve)

                                                                      Alain Kremski, piano.

Grande forme / Hommage à Alvin Curran (4) :

Alvin Curran : Inner Cities 9 (Cd 3 / p. 2, 27'52), extrait de Inner Cities  (Long Distance, 2005) 

24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 23:54

Des matériaux recyclés deviennent des machines sonores, des machines à rêver : " Les machines merveilleuses :  installations mécaniques sonores"

Il s'agit d'un parcours de construction de machines analogico-mécaniques qui produisent des sons et éveillent un monde merveilleux. Ces machines sont issues du recyclage créatif de matériaux et déchets industriels. De ce Laboratoire sont nées les machines musicales de l'Océan et de l'expérience de pirophonie.

Jusqu'a ce jour, ont été imaginées, conçues et fabriquées des machines qui fonctionnent et produisent des sons à travers l'eau, l'air et le feu ; ce sont les principaux instruments utilisés lors de la performance avec une guitarre basse associée à des effets, un mixer audio ...des sons mélodiques et des bruits naissent d'un volcan primitif comme du monde industriel...

 

C'est le texte envoyé par Luca Valisi, l'un des membres de Pirofonia. Une présentation de leur travail dans la vidéo ci-dessous, sinon allez voir le très beau site Tana -Creatures, notamment la superbe vidéo "Tana 07".

 

 

16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 17:55

Reprise de l'émission sur Radio Primitive (Reims) le lundi de 22 à 23h. Rediffusion le dimanche à 15h (créneau à l'essai). Pas question de déborder, pour cause de rediffusion. L'émission est donc ramassée, structurée autour de modules plus ou moins réguliers. Pour cette nouvelle formule, à côté de plages libres, trois modules :  

Aux marges du silence : Trop de bruit parfois dans la musique... Place aux musiques discrètes, qui flirtent avec le silence pour le féconder.

Réécoute : Halte au nouveau veau d'or, le monstre "Actualité". Prenons le temps de savourer nos morceaux favoris, de fouiller dans les armoires du passé (dans la limite du projet de l'émission : rien avant 1960,  sauf parfois du côté des musiques électroniques).

Grande forme : Parce que la chanson, les titres de trois à quatre minutes,  ne représentent qu'une infime partie de la musique qui s'écrit. Morceaux de 15 minutes... à la fin de l'émission, en intégrale si possible !

Programme de l'émission du lundi 13 septembre 2010

Laurie Anderson : Transitory life / My right eye (pistes 1 et 2, 11' 51), extraits de Homeland (Nonesuch, 2010)

Aux marges du silence :

Dawn of Midi : Civilization of Mud and Amber / The Floor (p.3 et 4, 8' 15), extraits de First (Accretions, 2010)

Réécoute : Kyle-Gann-Private-dances.jpg

Kyle Gann : Sad / Saintly (p.2 et 5, 6' 49), extraits de Private dances (New Albion Records, 2 00 7)


Grande forme : 

Jóhann Jóhannsson : How we left Fordlandia (p.11, 15' 25), extrait de Fordlandia  (4AD, 2008)

Maya Beiser : Memories (p.2, 7' 01) de Djivan Gasparian, extrait de Provenance (Innova, 2010).


28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 10:45
Fuse EnsembleGina Biver appartient à cette catégorie de compositeurs américains décomplexés, qui font miel de toutes les influences sans se soucier des appartenances à telle secte ou courant musical. « Je laisse le monde m'influencer. », écrit-elle : jazz, musiques du monde ou contemporaines, électroniques, la sollicitent. Pas étonnant qu'on la retrouve sur INACTUELLES. C'est d'ailleurs par l'intermédiaire d'Eve Beglarian, compositrice célébrée dans ces colonnes, que nous nous sommes "rencontrés". Guitariste de formation, elle écrit aussi bien des pièces acoustiques qu'électroniques, se plaît à tisser des rencontres entre les deux grâce à son ensemble FUSE, créé conjointement par l'artiste nouveau média Edgar Endress. Cet ensemble - qui réunit guitare électrique, piano et claviers électroniques, clarinette, flûte, basson, violon et violoncelle, percussions,  a pour vocation d'interpréter non seulement la musique de sa fondatrice, mais aussi les musiques nouvelles, et de proposer une expérience multimédia qui « fonde ensemble musique, vidéo et humains dans un état liquéfié » comme l'indique son site.
   Je ne connais pas le travail vidéo de l'Ensemble, mais on peut se faire une idée de sa musique par Gina Biver Big Skatedeux cds et les nombreux MP3s disponibles sur son site. "Big Skate" est le premier de l'Ensemble, un cinq titres attachant. Le premier titre éponyme s'ouvre par une grappe sautillante à la clarinette, reprise au violon électrique puis par les autres musiciens. Le morceau est vif, tout en reprises incisives de petits motifs, dans un esprit post-minimaliste, avec des échappées lyriques plus caressantes. S'agit-il de mimer les mouvements de la grande raie qui donne son nom au morceau ? Il y a comme des ondulations, l'atmosphère bucolique des plaines sous-marines suggérée par le rôle solo de la flûte, de brusques accélérations étincelantes, un art du surplace survolté. "Unhinge" joue du trouble des textures, qui bousculent une introduction champêtre à la flûte pour y introduire cassures, superpositions dissonantes, irruptions facétieuses de percussions, glissendi acides ou suaves de cordes. Musique frétillante, virevoltante pour les djinns si prompts à s'évanouir après d'imprévues apparitions. La flûte tente de reprendre le contrôle, tournée en dérision par les autres instruments. Gina dispose les timbres en peintre de miniature, parvenant à donner à la composition à la fois une étonnante profondeur et une grâce acérée dans les transparences. "Train" est le morceau phare de ce petit album. Deux marimbas nous entraînent dans un périple dynamique sur fond de sons électroniques mystérieux. Décidément, le train reste une source d'inspiration pour les musiciens. Après Darius Milhaud et Steve Reich, Gina Biver propose un voyage plus exotique. Le jeu entre les marimbas et l'arrière-plan est fascinant d'un bout à l'autre de ces 5'18. Le disque se poursuit avec un exercice difficile, accompagner musicalement un texte poétique, "Those who last", réflexion sur les forces de vie, le temps et l'univers. Je commence seulement à accepter cette composition, agacé d'abord par les intrusions de trompette. Elle a voulu éviter le piège de l'emphase, par un contrepoint volontiers jazzy, après tout concevable lorsqu'il s'agit d'évoquer l'énergie vitale. Ce qui n'empêche pas une fin tissée d'impalpable. Le disque se termine avec "L'infini" (titre en français), très belle composition : sonorités étirées de la clarinette, du violon et du violoncelle qui se répondent en échos majestueux pour une longue introduction, suivie d'un développement dansant traversé de phrases lyriques de violoncelle. J'aime assez que l'infini prenne le visage d'une danse, d'une cadence pleine d'accidents imprévus, de rebonds, sans pesanteurs appuyées. Quelques pirouettes diminuendo en guise de fin.
   Je suis tout étonné d'avoir tant écrit. Je regarde la pochette, si délicate. Une musique papillonnante, ailée, qui tournoie jusqu'au vertige, le vertige de vivre.
Pour aller plus loin
- le site de Gina Biver
- deux photographies de Steven Biver, son mari, que je publie avec sa très aimable autorisation.
Steven Biver 1
Steven Biver 2
23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 16:37
  La guitare, un monde en soi Pas question de manquer l'événement. Je serai à Gand ce mercredi 27 mai à 20 heures. Au Biljoke Muziekcentrum. Fred Frith, le guitariste le plus fou, le plus imprévisible, le plus créatif, le plus décomplexé, en roue libre depuis la disparition du groupe Henry Cow, y sera en compagnie de Daan Vandewalle, pianiste rare, interprète des oeuvres les plus singulières de notre époque, d'Alvin Curran à Gordon Mumma. Avec eux, le hautboïste Piet Van Bockstal et le percussionniste Géry Cambier.



Défricheur des musiques contemporaines














Et une vidéo de Fred en concert solo à Mexico en mars 2007, rien que pour faire grincer quelques dents...
11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 11:00
   Le compositeur et improvisateur de Brooklyn Duane Pitre sera à Paris le 21 octobre à 20h30 avec son Ensemble Drones, ceci dans un lieu étonnant, Les Voûtes. Expérimentateur dans la mouvance de La Monte Young, il propose une musique de chambre minimaliste aux infimes chatoiements, aux enveloppantes ondulations. Un artiste important d'aujourd'hui à découvrir, dont j'ai chroniqué le Cd "Organized pitches occurring in time" dans un article du 20 septembre 2007.
Pour aller plus loin :
- le site de Duane Pitre.
- des extraits à écouter.
- pour tout savoir sur le concert parisien.



- une vidéo d'un extrait du concert du 8 décembre 2007 à Burlington : une pièce intitulée
"The Ensemble Chord in Eb with a Minor 7th and a Harmonium Base"