Lynn Wright - Before the Sinking Plains

Publié le 23 Juillet 2026

Lynn Wright - Before the Sinking Plains

   New-yorkais installé à Berlin depuis fin 2022, le compositeur Lynn Wright, qui joue de la guitare hawaïenne au sein du groupe Insect Ark,  a arpenté les scènes underground de New-York et d'ailleurs avant d'enregistrer son premier album personnel  avec son collaborateur le compositeur, monteur et ingénieur du son Simon Goff qui l'a mixé.

  Before the sinking plains (Devant les plaines qui sombrent) est né de boucles de guitare que Wright créait chaque matin dans son appartement. Il en a sélectionné certaines pour y ajouter des couches de guitare traitées, de voix sans paroles et de synthétiseurs. Le résultat est une suite de compositions atmosphériques dénuées de toute violence ou agressivité sonore.

Le compositeur Lynn Wright

Le compositeur Lynn Wright

Élégies perdues...  

L'ouverture du disque, "El Cabanyal" est grandiose : orgue d'église (ou synthétiseur...), bourdons, voix éthérée(s), sur lesquels la guitare vient poser ses quelques notes détachées, gouttes de lumière sur un océan sombre. Les voix reviennent hanter la trame, comme un prélude au naufrage annoncé. "Surely As the Tea" se fait plus ténébreux, respiration trouble de synthétiseur et poussées glauques. Lorsque les voix se font entendre, c'est pour un lamento déchirant que la guitare réapparue brode d'un motif obsédant. "The Simple Keys Falling" semble une chanson mélancolique au bord de la dissolution mais s'élançant vers le ciel en élans mélodieux.

    Quand tout disparaîtra...

   Rhodes brumeux aux longues résonances, guitare aux notes comme figées, répétées, "Réunion" (titre 4) avance lentement sur un fond de voix perdues. "Morning Voices", aux boucles entêtantes de guitare, s'enfonce dans des graves bourdonnants sur lesquels évoluent des voix presque défaites, puis envolées dans les hauteurs. La musique de Lynn Wright excelle à magnifier une tristesse sans nom, sans paroles !

   "Snowbirds" (Hivernants ?), c'est une comète floue, brouillée, lancée dans l'infini, hantée de voix diaphanes. Le titre éponyme, le plus long avec ses sept minutes, déploie un chœur de voix à demi effacées sur un carillonnement de guitare et de synthétiseur fondus dans une trame grondante scintillante lui conférant une dimension majestueuse.

  "At Last It Leaves You" répond au morceau d'ouverture par des textures de synthétiseur-orgue en voiles ondoyants, doux, au revoir ralenti d'une tristesse exsangue... 

Paraît le 4 septembre 2026 chez Miasmah Recordings (Berlin, Allemagne) / 8 plages / 33 minutes environ

Pour aller plus loin

- album en écoute et en vente sur Bandcamp :

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