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Musiques Singulières

    Prendre le temps des musiques différentes (plus ou moins selon l'humeur !), avec une certaine prédilection pour des formats plus longs . Musiques d'aujourd'hui, généralement postérieures à 1960, pour les amateurs de dépaysement, de découvertes.
  L'index des musiciens présents dans ces colonnes est à votre disposition dans la catégorie du même nom.
Créé le 20 février 2007, ce blog prolonge une émission sur Radio Primitive, Reims, la plupart des lundis de 22 à 23 heures, avec rediffusion le dimanche dans l'après-midi.
  À compter du 9 février 2013, le blog s'élargit avec les chroniques de Timewind, nouveau collaborateur passionné : pour vous proposer encore plus de Musiques singulières !

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 17:47
Dio. - Quelle claque ! Ô la joie !! Dès le premier titre, "Channel 7", après une brève intro à l'orgue, les deux pianos nous enlèvent, ça piaffe et ça  caracole à un rythme endiablé...
Meph.- Je me sens revigoré ! Aufgang, beau nom allemand pour un sabbat pianistique jubilatoire. On assiste au lever d'un trio étourdissant.
Dio.- Oui, Aymeric Westrich à l'électronique et aux percussions, Francesco Tristano et Rami Khalifé aux pianos.
Meph.- Ce que j'apprécie, c'est la symbiose entre les trois musiciens, Aymerich enveloppant, accompagant avec finesse les envolées pianistiques de ces deux grands instrumentistes. L'électronique n'étouffe pas, elle met en valeur.
Dio.- Tu sais à qui j'ai pensé ?
Meph.- Aucune âme n'a de secret pour moi. À Wim Mertens...
Dio.- Natürlich. Mais ils sont aussi dans un post-minimalisme étonnant, croisé avec des influences jazzy...
Meph.- Ne t'épuise pas. Leurs compositions se laissent difficilement réduire à un quelconque courant. Ce sont des improvisateurs, ils se lancent, nous embarquent avec une prodigieuse aisance. "Barok" commence presque comme du Bach effréné, bondit comme du Mertens en effet, se transforme à vue pour s'intérioriser dans des boucles lancinantes.
Dio.- Et la coda fragile de "Channel 7", après une véritable pyrotechnie pianistique, incroyable. Le début très dancefloor de "Sonar", relayé par des déhanchements répétitifs sur un beat efficace, ne laisse guère prévoir le duo pianistique martelé qui suit, lequel se résout en arpèges très école de Vienne.
Meph.- "Prélude du passé" me réjouit, tellement en rupture par rapport à ce qui précède, pianos évanescents, la délicatesse même...
Dio.- Qu'est-ce qui t'arrive, Meph ? Tu deviens sensible, méfie-toi !
Meph.- C'est dur de porter la lumière, je suis méconnu. Pour en revenir à "Prélude du passé", après ce début hors du temps, intervient la batterie, on se croit dans un excellent trio de jazz, mais alors quelle tenue, pas d'esbroufe, une avancée vers la lumière, là tu comprends ce qui me touche au coeur, cette sereine splendeur.
Dio.- Cinq premiers titres vraiment superbes, on est d'accord, plus de trente minutes impeccables.
Meph.- Le titre 6, "Good generation", est en effet plus bavard, plus mode, l'électro est plus envahissante, peu convaincante.
Dio.- Un faux pas, c'est indéniable. Prolongé par un "3 vitesses" un peu meilleur certes, mais, parasité par une virtuosité encombrante.
Meph.- Le titre éponyme représente sans doute la tentative la plus audacieuse, la plus risquée du disque, piano très contemporain et trame techno. Réjouissant, ce mélange contre nature (diront certains) !! Un hybride, un monstre lâché contre les sectaires de tous bords. Puissant, fort, inventif...
Dio.- Et ce disque généreux se termine sur le superbe "Soumission", presque onze minutes, le piano frappé comme une percussion, joué à l'intérieur comme à l'extérieur, qui sonne parfois comme du piano préparé...
Meph.- Mon morceau préféré, d'un lenteur parfois extatique, au risque d'en agacer les agités, les impatients, tant mieux. Ils sont au meilleur, au plus personnel, pas besoin de démonstration, quelle récompense ce crescendo final, puis cet apaisement tout en éclaboussures suspendues...
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9 titres (pas de titre d'album), presque 60 minutes, sortie le 12 octobre chez InFiné
Rami Khalifé, né à Beyrouth, a étudié notamment à la Julliard School de New-York sous la direction d'élèves de Bartok. Francesco Tristano, qui a joué comme soliste avec de nombreux orchestres, a fondé les New Bach players en 2001, avec lesquels il a notamment enregistré l'intégrale des concertos pour clavier de Bach !
Pour aller plus loin
- "Channel 7" en écoute sur le site du label Infiné.
-
le trio sur MySpace.
Programme de l'émission du dimanche 27 septembre 2009
Fedaden : Sour / Vultures / Contrecoeur (p.11 à 13, 14' ), extraits de Broader (Nacopajaz, 2009), un disque inégal, meilleur sur la fin...
Aufang : Channel 7 / Channel 8 (p.1-2, 14' 50), extraits de (sans titre, InFiné, 2009)
Nick Cave & Warran Ellis : Shrey Leak / Me nea (Disque 2, p.1-2, 5' 45)
                                                             Song for Jesse / Whart must be done (Disque 1, 1-3, 4' 30), extraits de White lunar (Mute records, 2009)
del cielo : L'orage / Reddition / Top models (p.2-3-8, 9' 30), extraits de Sous les cendres (Idwet, 2009 J'y reviendrai, c'est sur le label de Psykick Lyrikah, Arm et Robert le Magnifique apportent leurs contributions.
Bruce Brubaker : China Gates, de John Adams (p.4, 5' 15)
                                         Inner Cities 1, d'Alvin Curran (p.5, 23' 58), extraits de Inner Cities (Arabesque Recordings, 2003)

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commentaires

el duende 23/10/2009


Il me faudra plus de temps pour explorer votre site. Je vais revenir. Merci d'être passé. j'ignore par quel prodige vous avez atterri sur mon blog! 


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